13/12/2018 10:25
Un juge de Vancouver a ordonné mardi 11 décembre la libération sous caution d'une responsable du géant chinois Huawei, quelques heures après la confirmation de l'arrestation d'un ex-diplomate canadien en Chine, où les autorités avaient menacé Ottawa de représailles.

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Meng Wanzhou, directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei, remise en liberté sous caution par un juge de Vancouver, le 12 décembre.
Photo: AFP/VNA/CVN


En pleine crise diplomatique entre Pékin, Ottawa et Washington, le juge canadien a accédé à la demande de remise en liberté de Meng Wanzhou, directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei, arrêtée le 1er décembre à la demande de la justice américaine.


Cette dernière réclame l'extradition de Mme Meng, 46 ans, soupçonnée d'une fraude visant à contourner les sanctions américaines contre l'Iran.

Pékin réclame à Ottawa sa "libération immédiate".

Elle devra cependant verser une caution de 10 millions de dollars (6,5 millions d'euros), rendre ses deux passeports, résider dans l'une de ses deux propriétés de Vancouver, porter un bracelet électronique. Des conditions de surveillance qui, selon le juge, ont réduit "à un niveau acceptable" le risque qu'elle ne se présente pas au tribunal.

Meng Wanzhou est sortie quelques heures plus tard de détention.

Le groupe chinois a salué cette décision, se disant dans un communiqué "convaincu que les systèmes juridiques canadien et américain aboutiront à une conclusion juste dans les autres étapes de la procédure", et espérant une "résolution rapide de cette affaire".

"Huawei respecte toutes les lois et réglementations en vigueur dans les 170 pays et les régions où nous exerçons nos activités, y compris les lois sur le contrôle des exportations et les sanctions des Nations unies, des États-Unis et de l'UE", a une nouvelle fois assuré le groupe.

La première audience d'extradition a été fixée au 6 février 2019. Les États-Unis devront d'ici là transmettre à la justice canadienne un dossier complet pour leur demande d'extradition.

Quelques heures avant la décision de justice, Ottawa avait confirmé l'arrestation en Chine de Michael Kovrig, un Canadien travaillant pour le Centre de réflexion international Crisis Group (ICG), basé à Bruxelles.

Il a été arrêté lundi soir 10 décembre à Pékin par des agents de la Sécurité d'État, a précisé ICG.

Cet expert de l'Asie du Nord-Est, ancien diplomate à Pékin, Hong Kong (Chine) et à l'ONU, est actuellement détaché du ministère des Affaires étrangères, sans statut diplomatique ni solde, a indiqué à l'AFP un responsable gouvernemental canadien ayant requis l'anonymat.


AFP/VNA/CVN

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