14/07/2019 12:07
Depuis 2009, Usuda Reiko, ancienne secrétaire générale de l’Association d’amitié nippo-vietnamienne de la ville de Kawasaki, a élu domicile à Hôi An. Là, elle s’investit dans des activités humanitaires à destination des plus démunis.
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Usuda Reiko dans sa maison à Hôi An (Centre).
Photo: Thanh Nguyên/CVN

Après avoir sillonné le pays et visité de nombreuses villes au Vietnam, Usuda Reiko, 66 ans,  a trouvé son bonheur au 120, rue Huyên Trân Công Chua, quartier de Câm Châu dans l’ancienne cité de Hôi An, province centrale de Quang Nam.

Depuis une dizaine d’années, en plus de goûter à la beauté de cette ville ancienne, la Japonaise s’est engagée dans des actions humanitaires pour soutenir des enfants sans domicile fixe, en leur permettant d’accéder à la formation professionnelle, à des cours de langues étrangères. L’objectif est de favoriser leur intégration dans la communauté. Et Usuda Reiko ne fait pas les choses à moitié!

Plus de 10.000 vélos pour les élèves pauvres

Son statut d’ancienne secrétaire générale de l’Association d’amitié nippo-vietnamienne de Kawasaki a permis à cette dernière et à d’autres organisations sociales japonaises de mettre en œuvre des programmes de coopération humanitaires à Quang Nam. Ces dernières années, elle a pu réunir plus de 10.000 vélos et des fournitures scolaires en faveur d’élèves démunis de Dà Nang et de la province de Quang Nam.

En outre, Usuda Reiko entretient des contacts réguliers avec des habitants de l’ethnie minoritaire Co Tu, vivant dans le district montagneux de Dông Giang, province de Quang Nam. Son objectif: acheter leurs brocatelles afin de les faire connaître et encourager un large public à utiliser ces produits artisanaux.

Vue de l'U Café Hôi An.
Photo: Vu Trung/CVN

Usuda Reiko a également fourni les capitaux nécessaires à Vo Tân Tân (un habitant de Hôi An) pour qu’il puisse mettre en œuvre son projet de fabrication de vélos en bambou à exporter vers le Japon et l’Europe.

Par ailleurs, des enfants démunis vivant dans la pagode Quang Châu, district de Hoà Vang, à Dà Nang, bénéficient également de l’aide humanitaire d’Usuda Reiko.

Avec ses relations étroites avec Lê Ly Hayslip, de la Fondation globale des villages (Global Village Foundation en anglais) et Manus Campbell, de l’Association d’aide aux victimes invisibles de la guerre (Helping Invisible Victims of War en anglais), ainsi que dans de nombreuses entreprises et autres organisations humanitaires japonaises, Usuda Reiko déploie, à l’heure actuelle, plusieurs activités humanitaires pour aider des Vietnamiens démunis et élaborer des projets de protection de l’environnement.

En harmonie avec la nature

L’activité humanitaire d’Usuda Reiko s’inscrit aussi dans le respect de la nature. Une cafétéria dénommée "U Café Hôi An" a été ouverte à son domicile. Conçu par l’architecte japonais Arika Yoshida, cet établissement de trois étages est construit selon des critères environnementaux (couvertures pour la lumière notamment) et inscrit dans son milieu environnemental. Carreaux nus sur les murs, escaliers en bois, fenêtres, portes, etc., tous profitent au maximum de la lumière naturelle qui éclaire la maison, permettant de faire d’importantes économies d’énergie.

En particulier, l’idée originale est que le toit, conçu comme un grand réservoir, permet de collecter les eaux de pluies pour les usages quotidiens.

Plus qu’un lieu de rencontres et d’échanges sur les questions humanitaires entre amis vietnamiens et étrangers, "U Café Hôi An" peut être considéré comme une "salle d’expérimentation", où Usuda Reiko met en œuvre, à titre d’essai, son projet vert. Ici, elle a construit un système de purification des eaux usées sur cinq niveaux souterrains. Après les cycles de traitement, les eaux du 5e étage sont propres à tel point que l’on peut y élever des poissons. D’après elle, la longévité de ce système est d’une dizaine d’années.

En ce qui concerne son projet d’assainissement de la rivière Hoài dans l’ancienne cité de Hôi An, les travaux ont débuté par l’examen de l’eau et la mesure des indices de pollution, avant de mettre en œuvre des méthodes adéquates de lutte. Ces travaux sont réalisés grâce à l’assistance de groupes d’étudiants de l’École pédagogique et polytechnique de Dà Nang.

"Ce que je veux surtout, c’est faire passer à la population un message sur l’importance de la protection de l’environnement et des rivières", confie la sexagénaire. Les étudiants sont invités à venir vérifier, au mois de novembre prochain, la qualité de la rivière Hoài. "Cela pourrait devenir une activité régulière permettant d’aider les jeunes à mieux comprendre les enjeux de la protection de l’environnement", souhaite-t-elle.
 
Câm Sa/CVN
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