30/01/2019 08:35
À deux mois du Brexit, la Première ministre britannique Theresa May a annoncé mardi 29 janvier son intention de rouvrir les négociations avec l'Union européenne pour trouver un accord de retrait soutenu par une majorité de députés.
La Première ministre britannique Theresa May sort du 10 Downing Street, le 29 janvier à Londres. Photo: AFP/VNA/CVN

"Le Royaume-Uni continue de croire qu'il est absolument dans son intérêt de partir avec un accord, mais nous devons avoir un accord pouvant bénéficier de l'appui du Parlement et cela nécessitera quelques modifications à l'accord de retrait", a expliqué un porte-parole de Theresa May, bien que Bruxelles ait exclu toute réouverture des négociations.

Mme May a déclaré à ses ministres mardi matin 29 janvier, que "des changements juridiques au +backstop+ seront nécessaires pour obtenir le soutien de la Chambre des communes", a rapporté son porte-parole, en référence à la disposition prévue dans l'accord de divorce censée éviter le retour d'une frontière physique entre la province britannique d'Irlande du Nord et la République d'Irlande. "Cela signifie rouvrir l'accord de retrait", a-t-il conclu.

Alors que le temps presse, la cheffe du gouvernement reste cependant "déterminée à quitter (l'UE) le 29 mars", date prévue du Brexit.


Les députés ont donc rédigé des amendements, dont plusieurs seront débattus et votés mardi, pour tenter d'infléchir la suite du processus. Theresa May a appelé les députés à "montrer à l'UE ce qu'il faut pour qu'un accord soit accepté par la Chambre (des Communes)" en ouvrant mardi après-midi 29 janvier les débats parlementaires.

Le traité de retrait que Mme May avait âprement négocié pendant des mois avec l'Union européenne, avait été massivement rejeté le 15 janvier par les députés. Après ce rejet, Theresa May n'a pas proposé de plan alternatif, contrairement à ce que réclamaient les parlementaires. Elle leur a demandé d'"envoyer le message le plus clair possible" aux dirigeants européens sur ce qu'ils voulaient.

"Impasse"

La cheffe du gouvernement soutient un amendement remplaçant la disposition très critiquée du "backstop" ou "filet de sécurité" par des "arrangements alternatifs".

Prévu pour n'entrer en vigueur qu'à défaut d'autre solution à l'issue d'une période de transition, le "backstop" stipule que le Royaume-Uni demeure dans un "territoire douanier unique" avec l'Union européenne, ce qui limiterait la capacité de Londres à négocier des traités commerciaux avec des pays tiers.

 
Des militants pro-Brexit manifestent à Londres le 26 janvier. 
Photo: AFP/VNA/CVN

L'amendement, déposé par le conservateur Graham Brady, "me donnera le mandat dont j'ai besoin pour négocier avec Bruxelles un arrangement qui puisse obtenir (le soutien de) la majorité de cette Chambre", a plaidé Mme May.

Parmi les autres amendements examinés mardi 29 janvier figure celui de la travailliste Yvette Cooper, qui cherche à repousser le Brexit pour éviter une sortie sans accord de l'UE. S'il est adopté, les députés débattraient le 5 février d'une loi pour contraindre le gouvernement à repousser la date du Brexit si aucun accord n'était conclu au 26 février.

Une telle loi serait contraignante pour Theresa May. "Étendre l'article 50 n'empêcherait pas une sortie sans accord", a balayé la cheffe du gouvernement mardi après-midi. Elle s'est engagée à faire voter un accord remanié "dès que possible". Si aucun accord n'est conclu avec l'UE d'ici le 13 février, Theresa May reviendra au Parlement et les députés voteront le 14 février sur un départ sans accord de l'UE.

Les députés doivent se prononcer sur ces amendements vers 19h00 GMT. "Il n'y a rien de nouveau ici", a dit mardi 29 janvier le porte-parole de la Commission européenne Margaritis Schinas.

Sabine Weyand, l'adjointe du négociateur en chef de l'UE Michel Barnier, avait dénoncé lundi 28 janvier des discussions qui tournent en rond. "Les négociations sont finies", a-t-elle martelé, en assurant: "Nous ne rouvrirons pas l'accord de retrait".

À Paris, une source à la présidence à souligné lundi soir 28 janvier que "l'accord de retrait et le backstop ne sont pas renégociables". "L'UE a été claire sur ce point à plusieurs reprises, cette voie est une impasse. Il faut passer à autre chose", a affirmé cette source. Theresa May doit s'entretenir avec des dirigeants européens dans la journée, selon ses services.
 
AFP/VNA/CVN

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