24/11/2018 16:00
La dirigeante britannique Theresa May retourne samedi soir 24 novembre à Bruxelles pour d'ultimes "réglages" avant un sommet crucial sur le Brexit censé sceller un accord historique, mais que Madrid menace de faire capoter faute de "garanties" sur l'avenir de Gibraltar.
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Le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez et la Première ministre britannique Theresa May lors d'un Conseil européen à Bruxelles, le 18 octobre.
Photo: AFP/VNA/CVN

La Première ministre doit d'abord rencontrer le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker à 18h00 (17h00 GMT), avant un entretien avec celui du Conseil européen Donald Tusk, maître de cérémonie du sommet extraordinaire programmé dimanche 25 novembre.

Les exigences espagnoles sont le dernier obstacle à l'approbation unanime d'un accord par les dirigeants européens, les négociateurs ayant réussi à finaliser un "traité de retrait" du Royaume-Uni puis une "déclaration politique" ébauchant ses futures relations avec l'UE.

"S'il n'y a pas d'accord (sur Gibraltar), il est clair que ce qui va se passer, c'est que le Conseil européen ne se tiendra très probablement pas", a lancé vendredi 23 novembre le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez, jugeant que les "garanties ne sont pas encore suffisantes" et qu'en conséquence l'Espagne "maintient son veto à l'accord sur le Brexit".

Madrid exige d'obtenir noir sur blanc un droit de veto sur toute négociation future concernant l'avenir de Gibraltar, une enclave britannique située dans le Sud de l'Espagne, qui en revendique la souveraineté.

"Question politique"

Le secrétaire d'État espagnol aux Affaires européennes Luis Marco Aguiriano, venu à Bruxelles vendredi 23 novembre, a réclamé un engagement "écrit" de Londres avant le sommet.

Plusieurs sources interrogées par l'AFP ont estimé que l'Espagne ne disposait pas d'un "droit de veto" sur l'accord du Brexit.

"Ce qui est prévu formellement, c'est une approbation à la majorité qualifiée" des pays restant dans l'UE, a dit l'ancien directeur général des services juridiques du Conseil de l'UE, Jean-Claude Piris, désormais consultant. Donc "qu'ils soient d'accord ou pas dimanche, ça ne change rien sur un plan juridique", a-t-il ajouté.

"Il s'agit d'une question politique, pas juridique: ce serait un vrai problème pour les 27 qu'un grand pays comme l'Espagne se désolidarise dimanche de l'approbation de l'accord de divorce", a commenté une source européenne.

L'un des autres points qui continuaient à poser problème ces derniers jours, celui des futurs droits de pêche des Européens dans les eaux territoriales britanniques, a "été résolu", a indiqué une source diplomatique à l'issue d'une réunion à haut niveau de représentants des dirigeants européens vendredi 23 novembre à Bruxelles.

Cette question de la pêche, qui n'a pas été réglée dans le traité de retrait, devrait ainsi faire l'objet d'un texte séparé "dans le procès-verbal" du sommet de dimanche 25 novembre, selon un diplomate.

"Les choses avancent, on voit de la lumière au bout du tunnel", a estimé une autre source diplomatique.
 
AFP/VNA/CVN
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