27/02/2017 17:55
La Chambre des lords, chambre haute du Parlement britannique, reprend lundi 27 février l'examen du projet de loi sur le déclenchement du Brexit avec l'étude attendue d'un amendement sur le sort des trois millions de citoyens européens résidant au Royaume-Uni.
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La Première ministre britannique Theresa May devant le 10 Downing Street, le 23 février à Londres.
Photo : AFP/VNA/CVN

La Chambre des communes a déjà donné son feu vert au texte le 9 février, par 494 voix contre 122.

Aux Lords, où les conservateurs au pouvoir sont minoritaires, les débats ont débuté la semaine dernière et doivent se poursuivre lundi 27 février et mercredi le 1er mars, avant un vote final prévu le 7 mars.

Dans l'idéal, le gouvernement souhaiterait qu'ils valident le texte sans amendement, évitant ainsi qu'il ne repasse devant la Chambre des Communes. Cela permettrait à la Première ministre Theresa May de déclencher l'article 50 du Traité de Lisbonne dans la foulée, alors qu'elle s'est fixée la fin mars comme date butoir.

Lundi dernier 20 février, au moment de l'ouverture des débats, Mme May avait exhorté les Lords à ne pas bloquer le texte. "Je ne veux voir personne faire barrage à la volonté du peuple britannique", qui a voté à 52% en faveur d'une sortie de l'UE lors du référendum du 23 juin 2016, a-t-elle dit.

Pas de "chèque en blanc"

Elle est ensuite apparue à la Chambre des Lords, fait extrêmement inhabituel, pour écouter la Baronne conservatrice Susan Williams appeler à respecter la décision des Britanniques.

S'il paraît inconcevable qu'ils fassent dérailler le projet de loi, il est en revanche très possible que la chambre, qui ne compte que 252 conservateurs sur 805 membres, veuille amender le projet de loi.

Un amendement sur le sort des trois millions de citoyens européens résidant au Royaume-Uni devrait ainsi être étudié, alors que Theresa May refuse de garantir leurs droits avant d'avoir obtenu des assurances similaires pour les Britanniques vivant dans l'UE.

Il y a "une volonté écrasante de faire la bonne chose et de nous assurer que les citoyens européens aient le droit de rester", a déclaré Dick Newby, chef des libéraux démocrates aux Lords, à l'édition dominicale du Guardian.

Un autre amendement doit demander qu'il soit gravé dans le marbre que le Parlement pourra peser sur l'accord final du Brexit.

"Nous n'allons pas bloquer, détruire ou saboter le texte présenté devant nous. Quelles que soient nos opinions personnelles, nos déceptions et nos sincères préoccupations pour l'avenir, ce n'est pas le rôle de la Chambre", avait rassuré lundi dernier 20 février Angela Smith, la cheffe de l'opposition travailliste à la Chambre des Lords, lors des débats.

"Cependant, nous ne devons pas non plus donner un chèque en blanc au gouvernement", a-t-elle ajouté, affirmant que les Lords ne se laisseraient pas impressionner par les menaces de réforme agitées s'ils faisaient traîner en longueur l'adoption du texte.

Les Lords, nommés à vie par la Reine, se savent en effet épiés. Des sources proches du gouvernement ont récemment rappelé que l'opinion publique s'interrogeait sur la légitimité de cette assemblée où la moyenne d'âge frise les 70 ans.

"Les Lords feraient mieux d'avoir à l'esprit leur propre avenir au moment de débattre du projet de loi sur l'article 50", a averti l'ancien ministre conservateur Dominic Raab.
 
AFP/VNA/CVN
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