06/04/2019 14:35
La Première ministre britannique Theresa May a demandé vendredi 5 avril un report du Brexit jusqu'au 30 juin pour tenter de surmonter la crise politique au Royaume-Uni, le président du Conseil européen Donald Tusk suggérant de son côté un report "flexible" d'un an maximum.
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La Première ministre britannique Theresa May quitte le 10 Downing Sreet à Londres, le 3 avril. Photo: AFP/VNA/CVN

La requête de la dirigeante britannique a été reçue avec circonspection par ses homologues européens. Theresa May avait déjà demandé un report de la sortie de son pays de l'Union européenne, initialement prévue le 29 mars, au 30 juin lors du sommet européen du mois de mars, ce qui lui avait été refusé.

La date posait en effet problème aux dirigeants européens en raison de la tenue des élections européennes du 23 au 26 mai. Ils avaient finalement accepté un report au 12 avril.

Dans une lettre envoyée vendredi 5 avril à M. Tusk, Mme May remet sur le tapis la date du 30 juin, avec l'engagement de lancer les préparatifs pour participer aux élections européennes... auxquelles elle espère cependant pouvoir se dérober.

Elle souligne en effet qu'elle cherche toujours à obtenir un accord des députés britanniques "qui permette au Royaume-Uni de quitter l'UE avant le 23 mai et ainsi annuler (la participation du pays aux) élections européennes". Le Royaume-Uni "continuera les préparatifs pour la tenue de ces élections si cela n'est pas possible", ajoute-t-elle.

En France, la présidence a jugé "un peu prématurée" la demande de report et expliqué attendre un "plan crédible" de Londres d'ici au sommet extraordinaire de l'UE consacré au Brexit du 10 avril.

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a estimé que la démarche britannique "ne répond pas" aux interrogations de l'UE. "Il y a encore beaucoup de questions qui doivent être clarifiées à Londres", a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas.

La question de ce nouveau délai est au programme des discussions prévues lundi 8 avril à Dublin entre le gouvernement irlandais et le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier.

AFP/VNA/CVN

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