04/10/2017 11:09
Cible de graves accusations de corruption, le président brésilien Michel Temer est une nouvelle fois passé à l'offensive mardi 3 octobre en considérant "inepte" une demande d'inculpation qui pourrait lui coûter son mandat.

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Le président brésilien Michel Temer, le 28 septembre à Brasilia.
Photo : AFP/VNA/CVN


"Nous devons gérer une nouvelle demande inepte et vide de sens, de la part d'une association criminelle qui veut bloquer le pays", s'est insurgé le chef de l'État sur Twitter, accusé par le procureur général et un gros industriel.

Déjà visé par une autre demande de mise en examen en juin, pour "corruption passive", M. Temer était parvenu à sauver son poste début août en obtenant une large majorité à la Chambre des députés, seule habilitée à autoriser l'ouverture d'un procès contre le président.

Mais le procureur général Rodrigo Janot est revenu à la charge à la mi-septembre, l'accusant cette fois formellement d'"entrave à la justice et participation à une organisation criminelle" qui aurait détourné des millions de dollars de fonds publics.

Les accusations de M. Janot sont fondées principalement sur les révélations explosives du magnat de la viande Joesley Batista, qui a remis aux autorités un enregistrement sonore dans lequel le chef de l'État semble donner son accord pour l'achat du silence d'un ancien député aujourd'hui en prison.

"L'ordre du jour au Brésil ne peut pas être affecté par l'irresponsabilité (...) de quelqu'un qui s'est perdu dans ses propres ambitions", a dénoncé le président dans un autre tweet, sans citer nommément M. Janot, remplacé il y a deux semaines par une nouvelle procureure, Raquel Dodge.

Ce messages répondent à des critiques qui se sont exprimées sur l'agenda officiel du président, qui prévoit des rencontres avec pas moins de 42 députés tout au long de la journée de mardi 3 octobre.

Lors de la procédure précédente, M. Temer avait été accusé par l'opposition d'"acheter" le soutien de parlementaires avec des subventions pour leurs fiefs électoraux.

Pour que la procédure contre lui suive son cours, elle doit être approuvée par au moins les deux tiers des députés.

Dans ce cas, si la Cour suprême décide d'ouvrir un procès, le président sera écarté du pouvoir pour six mois, le temps d'être jugé, une éventualité jugée peu probable au vu des soutiens dont il dispose au parlement.

La demande de mise en examen est déjà en cours d'analyse à la chambre basse et les avocats de M. Temer doivent présenter leur défense par écrit mercredi 4 octobre.

Ensuite, la demande passera devant une commission qui donnera un avis non contraignant avant le vote en séance plénière, qui pourrait avoir lieu dans deux ou trois semaines.

 

AFP/VNA/CVN

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