04/09/2020 17:27
Le Brésil, deuxième pays du monde le plus endeuillé par le coronavirus, a franchi jeudi 3 septembre la barre des quatre millions de cas recensés, tandis qu'un comité d'experts indépendants a démarré une enquête sur la gestion mondiale de la pandémie.
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Dans une unité pour malades du COVID-19 de l'hôpital de Bogor, en Indonésie, le 3 septembre.
Photo : AFP/VNA/CVN

Jeudi 3 septembre, le Brésil comptabilisait 4.041.638 cas confirmés de COVID-19. Mais le nombre quotidien de morts commence enfin à baisser légèrement, alors que plus de 124.000 personnes ont déjà perdu la vie.

"C'est le début de ce qu'on espère être effectivement une tendance à la baisse, mais c'est encore très récent et très timide", a déclaré Mauro Sanchez, épidémiologiste de l'université de Brasilia.

La pandémie a fait au moins 864.510 morts dans le monde depuis fin décembre, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles jeudi à 16h00 GMT. Les États-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec près de 187.000 décès pour 6,1 millions de cas recensés, selon le comptage de l'Université Johns Hopkins.

Hécatombe chez les soignants

En première ligne face au coronavirus, les professionnels de la santé paient un lourd tribut : au moins 7.000 d'entre eux sont morts du COVID-19 dans le monde depuis le début de l'épidémie, selon un rapport d'Amnesty International.

"Le fait que plus de 7.000 personnes meurent en essayant de sauver d'autres personnes constitue une crise d'une ampleur considérable", a déploré Steve Cockburn, responsable du programme Justice sociale et économique d'Amnesty International. "Tous les personnels de la santé ont le droit d'être en sécurité au travail, c'est un scandale que tant de personnes en paient le prix ultime", a-t-il ajouté.

Un comité indépendant d'évaluation sur la gestion de la pandémie, mis en place par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a démarré jeudi 3 septembre ses activités. Composé de 11 personnalités, ce comité doit notamment évaluer l'efficacité des mesures prises par les pays et l'OMS face au COVID-19. Il rendra son rapport final en mai.

Distanciation sociale et masques dans une école maternelle de Medellin (Colombie), le 3 septembre.
Photo : AFP/VNA/CVN

L'OMS, très critiquée pour sa réponse au COVID, a promis un accès complet à ses dossiers.

"L'OMS nous a clairement indiqué que ses dossiers étaient un livre ouvert. Tout ce que nous voulons voir, nous le verrons", a assuré lors d'une conférence de presse virtuelle l'ancienne Première ministre néo-zélandaise Helen Clark, co-présidente du comité d'évaluation avec l'ancienne présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf

"Au bord de l'effondrement" 

En Espagne, la deuxième vague épidémique met à rude épreuve le système de santé, surtout dans la région de Madrid qui représente depuis le début de l'épidémie près d'un tiers des plus de 29.000 morts du COVID-19 dans le pays.

Sur les sept derniers jours, Madrid concentre 73 des 191 morts et 30% des cas détectés. La situation est "très, très préoccupante", admet la docteure Silvia Duran, porte-parole de l'Association de médecins Amyts, évoquant "une rapidité de progression" de la courbe de contagion "similaire à celle du début de la pandémie".

"Nous sommes au bord de l'effondrement", confirme José Molero, du syndicat Csit.

L'espoir d'un meilleur traitement de la maladie a émergé du Royaume-Uni où une étude démontre que l'hydrocortisone, un stéroïde peu coûteux, permet de réduire d'environ 20% le risque de décès des patients atteints de formes graves de la maladie.

L'hydrocortisone, un anti-inflammatoire répandu dans le milieu médical, permet d'augmenter "les chances de survie" mais aussi "d'accélérer la guérison" des patients atteints des formes les plus sévères du nouveau coronavirus, a expliqué jeudi 3 septembre Anthony Gordon, chercheur de l'Imperial College de Londres, à la tête de l'équipe britannique participant à cette étude internationale.
 
AFP/VNA/CVN
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