15/10/2017 16:46
Passer la seconde n'a pas été aussi facile que la première : l'aspirant champion du monde Tony Yoka a dû s'employer pour remporter aux points son deuxième combat professionnel contre l'Américain, Jonathan Rice, samedi 14 octobre au Zénith de Paris.
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Tony Yoka déclaré vainqueur aux points de l'Américain Jonathan Rice au Zénith de Paris, le 14 octobre. Photo : AFP/VNA/CVN

C'est une nouvelle case cochée dans son plan en quatre ans pour devenir le premier Français champion du monde des poids lourds, après avoir été le premier Tricolore champion olympique dans la catégorie reine à Rio en 2016. Mais cette deuxième étape n'a pas été une formalité, contrairement à son premier combat +pro+, remporté par KO dès la deuxième reprise contre un autre Américain, Travis Clark, début juin.

Rice, 30 ans, 126 kg pour 1,96 m, arrivé à la boxe en 2014 après avoir pratiqué le basket et le football américain et classé 98e mondial, était d'une autre trempe : volontaire, cogneur et puissant. Yoka a donc cette fois dû lutter les six rounds prévus, faisant la différence dans le dernier, au cours duquel il a accentué la pression sur son adversaire jusqu'à le faire chuter.

"Le public de ce soir a dû ressentir les impacts de ce boxeur, a reconnu le Français encore sur le ring. Il frappait vraiment très, très fort, donc il fallait être vigilant." "Puis, petit à petit, je me suis senti de mieux en mieux et j'ai pu même le pousser à tomber", a poursuivi Yoka, 25 ans, 201 cm pour 109 kg.

«De plus en plus dur»

Le néo-professionnel, qui "veut monter au classement rapidement", tentera de passer la troisième mi-décembre, dans un lieu et contre un adversaire à préciser. D'ici là, il repartira dans deux semaines aux États-Unis, dans la banlieue de San Francisco, pour poursuivre son adaptation à la boxe +pro+ avec le célèbre coach Virgil Hunter, qui a notamment entraîné Amir Khan et Andre Ward.

"On a fait un grand bond dans le classement, il est dans le top 100 mondial... J'ai dit que je voulais être champion du monde, ça passe par lui, ça passe par des combats comme ça, ce sera de plus en plus dur, avec des adversaires de plus en plus forts", a assuré Yoka devant un Zénith qui avait fait le plein. Parmi les 5.000 personnes présentes, de nombreuses célébrités, comme en juin, de François Hollande à Cyril Hanouna, en passant par Jean-Paul Belmondo ou encore Sébastien Chabal et Bernard Laporte.

"J'aurai sans doute cinq ou six combats l'année prochaine, dont quelques-uns aux États-Unis", a annoncé Yoka à la presse en début de semaine. Là-bas, adieu le statut de héros national acquis à Rio. Le rêve américain se poursuivra dans l'anonymat. "Ça sera une expérience différente parce que je ne serai pas la vedette de la soirée. Je vais boxer en début de réunion. Personne ne me connaîtra", anticipe-t-il.
 
AFP/VNA/CVN


 
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