17/12/2017 17:11
Tony Yoka a obtenu samedi 16 décembre à Boulogne-Billancourt une victoire expéditive face au Belge Ali Baghouz, mais sans convaincre au vu de l'insigne faiblesse de l'opposition.
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Le poids lourd français Tony Yoka envoie au tapis le Belge Ali Baghouz pour son 3e combat pro, le 16 décembre 2017 à Boulogne-Billancourt.
Photo : AFP/VNA/CVN

Dans une salle de la Seine Musicale qui accueillait sa première soirée de boxe, il n'a certes pas commis de fausse note pour son troisième combat mais n'aura pas mérité un rappel.

"Ce n'est que le début", a déclaré un Yoka bravache sur le ring, sous les huées d'une partie de la foule, visiblement déçue d'une issue aussi rapide.

Le Français était accompagné de son équipe, composée d'une dizaine de personnes, qui paraissait pléthorique au regard de l'enjeu.

Le choix de Baghouz, videur à ses heures perdues, a priori une opposition moins consistante que l'Américain Jonathan Rice, battu aux points en octobre, avait étonné.

Le Belge, embauché 8.000 euros pour tenir son rôle de "vilain", n'a pas fait longtemps illusion.

Dès la première reprise, il posait un genou à terre puis, une nouvelle fois touché, crachait son protège-dents après avoir reçu un violent crochet du droit.

Sauvé par le gong, il était ensuite proprement expédié dans le deuxième round, étant incapable de contenir un Yoka, plus grand de treize centimètres, et arrêté logiquement par l'arbitre.

L'exemple de Joshua

"Je voulais faire taire tous mes détracteurs qui parlaient de mon manque de puissance", s'est justifié le Français.

Le champion olympique de Rio, qui devait amasser de l'expérience sur un format plus long en huit rounds, ne fera donc pas taire les critiques sur le niveau de ses victimes et l'exposition jugée excessive par certains que lui octroie Canal+.

"J'écoute les conseils de Virgil Hunter sur le profil de mes adversaires, autrement à quoi bon s'entourer d'un entraîneur de ce niveau?", a expliqué Yoka à propos du mentor d'Andre Ward, qui a dominé les super-moyens entre 2009 et 2015.

Une partie de ces reproches est infondée si on se réfère à l’ascension de l'actuel champion du monde WBC et IBF, Anthony Joshua, toutefois gérée de facon autrement plus discrète par son promoteur Eddie Hearn.

Le Britannique d'origine nigériane, médaillé d'or à Londres en 2012, avait attendu son 15e combat avant d'affronter un nom un tant soit peu dangereux, plus de deux ans après ses débuts en pros.

Yoka a en tout cas évolué une nouvelle fois devant du beau monde, symbole de son succès médiatique.

Étaient notamment présents la ministre des Sports Laura Flessel, le chanteur Yodelice, le footballeur Hatem Ben Arfa, l'ancien nageur Yannick Agnel, le pilote de F1 Pierre Gasly et l'inévitable Jean-Paul Belmondo.
 
AFP/VNA/CVN
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