10/10/2020 16:13
Face au bond des contaminations au COVID-19 en Europe, de nouvelles restrictions entrent samedi 10 octobre en vigueur en Allemagne - à Berlin - et en Pologne, tandis qu'en Amérique latine, le Brésil s'apprête à dépasser la barre des 150.000 morts.
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Des personnes portent un masque de protection dans une rue d'Orense, le 8 octobre 2020 en Espagne. Photo : AFP/VNA/CVN

En Europe, qui recense plus de 6,2 millions de cas de COVID-19 et près de 240.000 morts, la situation ne cesse d'empirer.

En Allemagne, où plus de 4.000 nouveaux cas sont officiellement recensés chaque jour - chiffre record depuis début avril - la chancelière Angela Merkel a prévenu : si le nombre des contaminations ne se stabilise pas dans les dix jours, le pays prendra de nouvelles mesures restrictives.

Mais dès samedi 10 octobre à Berlin, la plupart des magasins ainsi que tous les restaurants et bars devront fermer de 23 heures à 6 heures, au moins jusqu'au 31 octobre.

Face à l'évolution inquiétante des contaminations, plusieurs grandes villes allemandes, notamment Berlin et le centre financier Francfort, ont ainsi imposé un couvre-feu pour le secteur de la gastronomie, ainsi qu'une restriction des contacts sociaux.

Dans la Pologne voisine, également en proie à une hausse record du nombre d'infections, le port du masque dans les espaces publics sera obligatoire à compter de samedi 10 octobre, dans tout le pays.

"La deuxième vague est arrivée chez nous et nous devons l'affronter de manière ferme", a déclaré jeudi 8 octobre le Premier ministre Mateusz Morawiecki, expliquant que l'ensemble du pays de 38 millions d'habitants serait désormais considéré comme une "zone jaune".

Quelque 38 municipalités seront également considérées à partir de samedi 10 octobre comme des zones rouges, où des restrictions plus strictes s'appliquent aux rassemblements publics et familiaux.

La Pologne avait enregistré jeudi 8 octobre 4.280 contaminations et 76 décès, portant les chiffres globaux pour ce pays respectivement à 111.599 et 2.867.

Bouclage partiel à Madrid 

La situation s'aggrave aussi en France : 20.339 nouveaux cas en 24 heures, un nouveau record, selon des chiffres officiels vendredi soir 9 octobre. Le conseil scientifique du gouvernement n'a pas exclu la possibilité de reconfinements locaux "si nécessaire".

Conséquence : quatre villes de l'Est et du Nord (Lyon, Grenoble, Saint-Étienne et Lille) passeront samedi en zone d'alerte maximale, synonyme de nouvelles restrictions, comme c'est déjà le cas à Paris et Aix-Marseille (Sud).

Le gouvernement espagnol a de son côté décrété vendredi 9 octobre l'état d'urgence sanitaire dans la région de Madrid pour tenter de freiner l'augmentation du nombre des cas (+10.000 quotidiennement en moyenne ces derniers jours), rétablissant un bouclage partiel de la capitale annulé la veille par la justice. Les habitants de Madrid et ses environs ne peuvent plus sortir de leur ville que pour des raisons de première nécessité depuis le 2 octobre.

Dans le monde, la pandémie a fait au moins 1.063.346 morts et contaminé plus de 36,5 millions de personnes depuis fin décembre, selon un bilan établi par l'AFP.

Elle a nettement accéléré dans presque toutes les régions du monde ces sept derniers jours (+315.000 nouveaux cas par jour au niveau mondial, soit 6% de plus que la semaine précédente), Europe en tête (+28%), à l'exception de l'Asie (-7%).

Globalement, ce sont l'Amérique latine et les Caraïbes qui connaissent "les pires conséquences économiques et sanitaires" de la planète en raison de la pandémie, a jugé vendredi 9 octobre la Banque mondiale, qui prévoit une baisse du PIB régional de 7,9% en 2020.

Des tombes de personnes décédées du coronavirus au cimetière Vila Formosa, le 25 septembre près de Sao Paulo, au Brésil.
Photo : AFP/VNA/CVN

Sur ce continent, le Brésil devrait dépasser samedi 10 octobre le seuil des 150.000 morts du coronavirus, près de huit mois après l'apparition du premier cas, alors que le nombre de décès quotidiens continue lentement de baisser.

La moyenne quotidienne des nouveaux cas sur une semaine s'affaisse également, à 27.477 contre plus de 40.000 début septembre.

Ce pays immense de 212 millions d'habitants est le deuxième plus endeuillé au monde après les États-Unis, avec 149.639 morts et 5.055.888 personnes contaminées.

Aux États-Unis, le président Donald Trump va reprendre la campagne présidentielle interrompue par son infection au COVID-19 dès samedi 10 octobre à la Maison Blanche, avant un meeting lundi 12 octobre en Floride, alors qu'il est distancé dans les sondages par son adversaire démocrate Joe Biden et que le prochain débat présidentiel a été annulé.

Une question cruciale restait toutefois sans réponse vendredi 9 octobre : Donald Trump, qui "pense" ne plus être contagieux, a-t-il été testé négatif ?

Son pays reste le plus touché au monde, tant en nombre de morts (213.570) que de contaminations (plus de 7,6 millions), qui continuent d'accélérer.

Un soignant conduit une patiente en fauteuil roulant à un hôpital, près de Moscou, le 9 octobre. Photo : AFP/VNA/CVN

La Russie a également battu vendredi 9 octobre un record de nouveaux cas quotidiens (+12.126). Les autorités russes disent actuellement ne pas prévoir de mesures de confinement majeures.

La pandémie a dévasté l'économie mondiale, poussant de nombreux pays à mettre sur pied des plans de relance.

Le Royaume-Uni, pays le plus endeuillé d'Europe, a ainsi annoncé vendredi 9 octobre de nouvelles aides ciblant les entreprises forcées de rester fermées à cause des restrictions, dont les employés seront indemnisés à hauteur des deux tiers de leur salaire.

AFP/VNA/CVN

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