05/10/2017 11:53
Une sixième personne, une femme âgée de 24 ans, a été placée en garde à vue mercredi soir 4 octobre, cinq jours après la découverte de bonbonnes de gaz équipées d'un dispositif de mise en feu à Paris, a-t-on appris de source judiciaire.
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Immeuble parisien où la police a trouvé des bonbonnes de gaz équipées d'un dispositif de mise à feu, photographié le 3 octobre. Photo : AFP/VNA/CVN

Dans l'enquête antiterroriste, cinq hommes arrêtés lundi soir 2 octobre, dont deux sont fichés pour radicalisation, étaient toujours en garde à vue mercredi 4 octobre.

Interpellés dans l'Essonne et le Val-de-Marne, ils sont âgés d'une trentaine d'années pour quatre d'entre eux.

C'est une empreinte retrouvée sur une des bouteilles de gaz qui a permis aux enquêteurs de remonter jusqu'à l'un des suspects, fiché au FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste) et par ailleurs connu pour des faits de droit commun de vol et de violences. Les quatre autres gardés à vue gravitent dans son entourage.

"D'après les premiers éléments de l'enquête, ils ont essayé à plusieurs reprises d'actionner le dispositif, qui était puissant, à distance. En vain", a relevé une source proche de l'enquête.

Cette procédure menée par le parquet antiterroriste a été ouverte après la découverte de l'engin explosif artisanal dans le XVIe arrondissement de Paris.

C'est un résident qui a donné l'alerte après avoir découvert, dans la nuit de vendredi à samedi, vers 4h30 (2h30 GMT), les bonbonnes disposées dans le hall de son immeuble.

Des hydrocarbures avaient été dispersés autour d'elles et un dispositif de mise à feu, confectionné avec un téléphone portable relié à des fils, a également été retrouvé sur place.

Aucun élément n'a pour le moment permis aux enquêteurs de déterminer pourquoi l'immeuble en question était visé "mais, en tout cas, ils voulaient agir sur place", selon la source proche du dossier.

En septembre 2016, cinq bonbonnes pleines de gaz - sans dispositif de mise à feu - avaient été découvertes dans une voiture au coeur de Paris, non loin de la cathédrale Notre-Dame. Un commando de femmes, téléguidé de Syrie par le groupe Etat islamique, avait été arrêté.

La France est touchée depuis janvier 2015 par une série d'attentats jihadistes, qui ont fait 241 morts, en comptant les deux jeunes femmes poignardées dimanche à Marseille.

AFP/VNA/CVN

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