08/10/2019 16:45
"Le Kazakhstan ? C'est loin. C'est froid". Brillantes contre l'Islande vendredi 4 octobre, Gaëtane Thiney et les Bleues débutent mardi 8 octobre leur parcours de qualifications pour l'Euro-2021 à Chymkent, au sud du pays, par un déplacement piégeux.
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Les Bleues lors des quarts de finale du Mondial face aux États-Unis le 28 juin au Parc des Princes.
Photo : AFP/VNA/CVN

Qu'elle est loin, la chaleur et la clameur des 11.384 supporters du stade des Costières à Nîmes, où les Françaises ont brillé contre l'Islande en amical (4-0). Mardi 8 octobre (17h00 françaises, 21h00 locales), c'est à l'hostilité kazakhe à laquelle elles vont devoir faire face.

"Le Kazakhstan ? C'est loin. C'est froid", grimaçait Gaëtane Thiney (33 ans, 162 sélections), une des cadres de l'équipe, au début du rassemblement à Clairefontaine, dans un entretien.

Thiney est une des rares joueuses (avec Bouhaddi, Le Sommer et Renard) de l'équipe actuelle à avoir déjà vécu un voyage au Kazakhstan avec les Bleues. C'était le 25 septembre 2013, à Astana, la capitale, en match de qualification pour le Mondial-2015 (4-0). "C'était un match compliqué, le terrain n'était pas top", se remémore la milieu de terrain offensive du Paris FC.

Point de luxe à Chymkent non plus. Après un voyage de huit heures, 6.000 kilomètres, et une escale technique à Gomel, en Biélorussie, les Bleues sont arrivées dans la troisième ville du Kazakhstan sous un nuage de pollution industrielle, dimanche 6 octobre vers 21h00. Après une matinée libre pour récupérer, elles ont rejoint le stade Kazhymukan Munaitpasov dans l'après-midi, avant une séance vidéo prévue le soir.

S'il y fait plus chaud que ce qu'elles redoutaient (22°C), et bien plus qu'à Astana, où il a neigé lundi, le contexte ne sera toutefois pas aussi favorable à Chymkent qu'à Nîmes pour les Bleues.

Car le style de jeu des Kazakhes, lui, sera toujours aussi rude. "C'est une équipe accrocheuse, qui ne lâche rien, qui presse du début à la fin du match, parfois à retardement. Parfois avec excès d'engagement...", a averti lundi  7 octobre Eugénie Le Sommer, sur la piste d'athlétisme bordant la pelouse du stade de Chymkent.

"On respecte chaque adversaire. On sait très bien que les qualifications sont logiquement à notre portée. À nous de faire le travail, de continuer sur cette dynamique. Mais il faut se méfier", la rejoint Corinne Diacre.

Le Sommer, à deux buts de Pichon 

Après une répétition générale réussie à Nîmes, place à la scène : ce premier match des qualifications contre le Kazakhstan, 76e au classement FIFA et a priori bien plus faible que les Françaises (4es), constitue une rampe de lancement idéale sur le chemin de l'Euro-2021, organisé en Angleterre.

La Française Eugénie Le Sommer lors du match amical face à l'Islande le 4 octobre 2019 à Nîmes.
Photo : AFP/VNA/CVN
"Sur le papier, on est largement au-dessus. Tout autre résultat qu'une victoire serait une déception", avançait Eugénie Le Sommer (166 sél., 79 buts), attaquante des Bleues, après avoir marqué deux très beaux buts contre l'Islande.

Cette soirée au fin fond de l'ex-URSS pourrait bien devenir historique pour la buteuse de Lyon : revenue à deux longueurs du record de buts marqués en équipe de France de Marinette Pichon (81), elle pourrait l'égaler voire le dépasser mardi 8 octobre.

"On m'en a beaucoup parlé, les gens, les journalistes", soupirait-elle lundi 7 octobre. "C'est un peu dans ma tête, oui, mais je n'ai pas envie de me focaliser là-dessus. Il ne faut pas que ce soit au détriment de l'équipe. La victoire avant tout".

Pour l'emporter, les Bleues compteront avec Kadidiatou Diani (53 sélections, 10 buts), absente de la feuille de match contre l'Islande mais remise de sa contracture aux adducteurs et apte à jouer.

Un retour qui ne joue pas en la faveur de sa partenaire d'attaque au Paris Saint-Germain, la pépite de 20 ans Marie-Antoinette Katoto (5 sél., 1 but), qui espère obtenir plus de temps de jeu que les cinq minutes auxquelles elle a eu droit à Nîmes pour convaincre tout le monde de sa légitimité en équipe de France.

Enfin, les Bleues, qui voyagent hors de France pour la première fois depuis mars 2018, pourront également compter sur l'éternelle Gaëtane Thiney, qui avait marqué deux fois lors de sa dernière venue dans le pays. "Ah bon ? J'avais marqué ? Ah, je ne m'en souviens pas. J'étais en forme alors (rires) ! J'espère que je le serai aussi mardi 8 octobre".

AFP/VNA/CVN

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