06/05/2019 14:34
Les experts de l'ONU sur la biodiversité dévoilent lundi 6 mai une évaluation mondiale sans précédent des écosystèmes, qui devrait démontrer le besoin urgent d'un plan pour sauver la nature.
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Le ministre français de la Transition écologique, Francois de Rugy, lors d'une conférence sur la biodiversité à Paris, le 29 avril. Photo: AFP/VNA/CVN

Après une semaine de négociations à Paris, les 132 états membres de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) ont adopté samedi 4 mai la synthèse politique d'un rapport de 1.800 pages sur lequel ont travaillé 450 experts pendant trois ans.

Ce "résumé pour les décideurs", négocié ligne par ligne par les délégations, sera rendu public lundi 6 mai à 11h00 GMT, mais le constat sera sans aucun doute alarmant.

Selon une version préliminaire du rapport avant le début des négociations parisiennes, "une grande partie de la nature est déjà perdue, et ce qui reste continue à décliner".

Ce texte estime notamment que 75% de l'environnement terrestre et 40% de l'environnement marin présentent des "signes importants de dégradation". Résultat: entre 500.000 et un million d'espèces, sur les quelque 8 millions estimées sur la planète, seraient menacées d'extinction.

Un constat en accord avec ce que décrivent depuis des années certains scientifiques: le début de la 6e "extinction de masse". Même si cette première extinction de masse depuis l'arrivée des hommes sur la planète n'était pas mentionnée dans le projet de synthèse du rapport.

Mais les atteintes aux écosystèmes ont aussi un impact dévastateur sur l'espèce qui en est responsable: l'Homme.

"La biodiversité, ce n'est pas que joli, la biodiversité importe pour les sociétés humaines: on a besoin d'eau pour vivre, on a besoin d'un air de qualité, de nourriture, on a besoin d'un climat régulé", commente Yunne-Jai Shine, une des auteures du rapport.

Eau, nourriture, énergie, médicaments... L'Humanité ne peut pas vivre sans les services rendus par cette nature qu'elle s'évertue pourtant à détruire, par l'agriculture intensive, la déforestation ou les pollutions.

AFP/VNA/CVN

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