15/10/2021 22:14
Le président américain Joe Biden a signé jeudi 14 octobre un projet de loi à court terme visant à augmenter temporairement la limite d'emprunt du pays, évitant ainsi un défaut de paiement de la dette qui provoquerait une catastrophe économique.
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Le président Joe Biden à la Maison Blanche, le 13 octobre.
Photo : AFP/VNA/CVN

La signature de Joe Biden est intervenue deux jours après le vote de la Chambre des représentants des États-Unis, qui ont approuvé le projet de loi en suivant les lignes de leurs partis. Le Sénat a approuvé la semaine dernière la prolongation à court terme de la limite de la dette.

Cette mesure temporaire relèverait la limite de la dette du gouvernement fédéral de 480 milliards d'USD, ce qui permettrait au département du Trésor américain de remplir ses obligations jusqu'au 3 décembre et donnerait aux législateurs quelques semaines de plus pour trouver un moyen de régler la question.

La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, a récemment averti que les législateurs avaient jusqu'à lundi 18 octobre pour relever ou suspendre la limite de la dette avant que le gouvernement fédéral ne soit probablement à court de liquidités et de mesures extraordinaires, ce qui pourrait conduire les États-Unis à faire défaut sur la dette nationale.

Une autre mesure provisoire visant à financer le gouvernement fédéral expire également le 3 décembre, ce qui signifie que les démocrates et les républicains devront parvenir à un accord d'ici début décembre pour éviter la double menace d'un arrêt des activités gouvernementales et d'un défaut de paiement.

Dans une lettre adressée au président Biden vendredi dernier 8 octobre, le chef de l'opposition au Sénat, Mitch McConnell, a toutefois déclaré qu'il ne fournirait plus "une telle assistance" si son "gouvernement entièrement démocrate" dérivait vers une autre "crise évitable", ajoutant que les démocrates avaient un préavis de trois mois pour gérer la question.

M. McConnell a fait valoir à plusieurs reprises que les démocrates devraient s'occuper eux-mêmes de la crise de la limite de dette, puisqu'ils contrôlent les deux Chambres du Congrès et la Maison Blanche, tout en se plaignant du manque de bipartisme des démocrates dans l'élaboration des principaux projets de loi sur les dépenses.

Les démocrates, quant à eux, sont réticents à l'idée de relever la limite de la dette nationale de leur propre chef, craignant que le faire tout en essayant de faire passer un important paquet de dépenses sociales selon la ligne du parti ne les expose à la critique d'irresponsabilité fiscale, selon les experts. Les désaccords au sein du parti pourraient également anéantir les espoirs des démocrates de faire cavalier seul.

Les démocrates ont fait valoir à plusieurs reprises que le relèvement de la limite de la dette n'autorisait pas de nouvelles dépenses fédérales, mais permettait seulement au département du Trésor d'emprunter des fonds supplémentaires pour couvrir des dépenses qui ont déjà été approuvées par le Congrès, y compris les projets de loi d'aide pour la COVID-19 et les réductions d'impôts déployées sous l'administration précédente du président Donald Trump.

"Si les législateurs ne parviennent pas à augmenter ou à suspendre la limite de la dette avant que le Trésor ne fasse défaut à un paiement, le chaos qui en résultera sur les marchés financiers mondiaux sera difficile à supporter", a ajouté Mark Zandi, économiste en chef de Moody's Analytics.

Xinhua/VNA/CVN

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