17/05/2022 08:32
Le président américain veut "partager la douleur" d’une communauté endeuillée par une tuerie raciste : Joe Biden se rend mardi 17 mai à Buffalo, dans l’État de New York.
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Le président américain Joe Biden à la Maison Blanche, le 16 mai.
Photo : AFP/VNA/CVN

Dix personnes afro-américaines y ont été tuées samedi 14 mai dans un supermarché par un homme blanc muni d’un fusil d’assaut, "un crime raciste motivé par la haine" selon les autorités.

Le démocrate de 79 ans, accompagné de son épouse Jill Biden, va endosser son costume de consolateur en chef, lui que son caractère et son histoire personnelle, marquée par des deuils familiaux, portent à l’empathie.

"Il veut partager (le) deuil" des familles et "apporter du réconfort", a dit sa porte-parole Karine Jean-Pierre lundi 16 mai.

"Nous devons travailler ensemble pour combattre la haine qui demeure une tache sur l’âme de l’Amérique", avait déclaré Joe Biden dimanche 15 mai.

"Âme de l’Amérique"

Il avait décidé de se lancer dans la course à la Maison Blanche après avoir vu l’ultra-droite parader en août 2017 à Charlottesville (Virginie, sud). Une jeune femme avait trouvé la mort, après qu’un sympathisant néo-nazi eut foncé en voiture dans un groupe de manifestants anti-racistes.

Joe Biden ne cesse depuis son élection d’invoquer l’"âme" d’une Amérique qui serait, par essence, unie.

Mais quand il faut passer à l’acte, le président démocrate n’a pas beaucoup de leviers.

Sur le papier, son parti contrôle, au moins jusqu’aux élections législatives de novembre, le Congrès, mais la majorité démocrate est trop mince pour entreprendre des réformes majeures.

À l’instar de la Nouvelle-Zélande qui avait interdit les armes semi-automatiques après le massacre de 51 musulmans à Christchurch en 2019, Joe Biden appelle par exemple régulièrement le Congrès à légiférer sur les armes d’assaut, en vain jusqu’ici.

Selon le site Gun Violence Archive, les États-Unis ont connu depuis le début de l’année plus de 200 "fusillades de masse", au cours desquelles quatre personnes au moins ont été blessées ou tuées.

Joe Biden a par ailleurs du mal à défendre, comme il l’a promis, la communauté afro-américaine ou d’autres minorités, dans un pays qui a connu plusieurs tueries racistes : Buffalo, El Paso en 2019 (23 morts dont une majorité de personnes d’origine hispanique), Charleston en 2015 (neuf Afro-Américains tués dans une église), Pittsburgh (11 morts dans une synagogue en 2018), ou Atlanta (huit personnes dont six femmes d’origine asiatique en 2021).

Le président a nommé une équipe gouvernementale représentant toutes les minorités, et a poussé jusqu’à la Cour suprême Ketanji Brown Jackson, première femme noire de l’institution.

Il a aussi signé fin mars une loi faisant du lynchage un crime fédéral, adoptée après plus d’un siècle de tentatives avortées.
AFP/VNA/CVN

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