13/04/2021 17:06
Joe Biden a martelé lundi 12 avril qu'il était disposé à négocier la portée et le financement de son plan d'investissements dans les infrastructures, qui fait face à de vives critiques chez les républicains et des réticences parmi certains démocrates.
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Joe Biden et la vice-présidente Kamala Harris reçoivent des parlementaires à la Maison Blanche, le 12 avril, pour discuter du vaste plan d'aide à l'économie.
Photo : AFP/VNA/CVN

Soucieux d'afficher sa volonté d'aboutir à un consensus, le président américain avait convié des parlementaires républicains et démocrates à la Maison Blanche pour discuter de ce plan, qui s'élève à quelque 2.000 milliards de dollars sur huit ans.

"Je suis prêt à négocier sur l'ampleur de mon projet d'infrastructures, ainsi que sur la façon de le financer", a-t-il déclaré dans le Bureau ovale, avant de démarrer la réunion. "Nous réunissons" des élus républicains et démocrates ici, a-t-il souligné.


Joe Biden n'a pour l'instant obtenu aucun soutien chez les républicains pour ce projet qui pourrait, selon lui, créer des "millions d'emplois" tout en luttant contre le changement climatique, et permette aux États-Unis de rester la première puissance mondiale, devant la Chine.

"Je pense que tout le monde est d'accord pour dire que nous avons besoin d'une amélioration importante dans les infrastructures", a poursuivi le locataire de la Maison Blanche.

"Ce ne sont pas juste les routes et les ponts", a-t-il ajouté, en réponse aux critiques des républicains qui voient dans le plan Biden une accumulation de projets sans grand rapport aux infrastructures.

En plus des investissements dans les routes, les ponts, les voies ferrées, les aéroports en mauvais état mais aussi dans le réseau internet à haut débit, il prévoit notamment d'importants investissements pour développer la flotte de véhicules électriques, les écoles, ainsi que pour aider le secteur des aides à domicile ou la recherche et le développement. 

Citant l'exemple du président Franklin Roosevelt et de son célèbre programme du "New Deal" -lancé dans les années 1930 pour relever une Amérique plongée dans la crise après le krach boursier de 1929- Joe Biden dit vouloir transformer le pays au sortir de la pandémie de COVID-19.

Il compte financer son plan par une hausse de l'impôt sur les sociétés de 21% à 28%. Un autre point de tiraillement avec les républicains.

"Moins de 6% de cette proposition va aux routes et aux ponts", a de nouveau dénoncé lundi le chef des sénateurs républicains, Mitch McConnell. Les démocrates tentent de "convaincre tout le monde que n'importe quelle politique peut être désignée comme de +l'infrastructure+".

Le plan Biden comprendrait "l'une des plus fortes augmentations d'impôts en une génération", a-t-il affirmé dans l'hémicycle.

Si le président démocrate se dit ouvert aux négociations, les républicains se souviennent avec amertume des discussions rapidement écourtées sur le gigantesque plan de soutien à l'économie, d'un montant de 1.900 milliards d'USD, adopté en mars.

La Maison Blanche et les démocrates du Congrès avaient opté pour une voie exceptionnelle qui leur a permis d'adopter ce plan sans les républicains.

Ils pourraient de nouveau choisir cette option pour le plan d'infrastructure. Mais le soutien de tous les démocrates au Sénat, indispensable pour son adoption, est encore loin d'être garanti.

AFP/VNA/CVN

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