05/08/2021 22:42
Les douanes belges ont mené mercredi 4 août une opération visant la contrefaçon de cigarettes d'une ampleur sans précédent dans le pays, lors de laquelle plusieurs sites clandestins de production ont été fermés et 45 personnes arrêtées.
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Des cigarettes de marque contrefaites découvertes par des douaniers à Aartselaar, près de Bruxelles, le 4 août.
Photo : AFP/VNA/CVN

La Belgique est devenue une plaque tournante du trafic de cigarettes, à destination des pays voisins.

Dans une zone industrielle d'Aartselaar, le long d'une artère menant à la ville portuaire d'Anvers, les douaniers ont arrêté 17 personnes de nationalité ukrainienne ou bulgare lors d'une descente avant l'aube dans un atelier clandestin.

Les hommes étaient logés dans un dortoir délabré dans l'entrepôt, travaillant par relais pour sécher le tabac et le faire passer dans des machines à rouler.

"Cet entrepôt fonctionne 24 heures sur 24, et les ouvriers n'en sortent pas, pour ne pas donner de signe d'activité suspecte au voisinage", a expliqué Florence Angelici, porte-parole du ministère belge des Finances.

"Et donc ils vont dormir, travailler, manger, prendre leur douche sur place, sans sortir pendant des semaines, voire des mois", a-t-elle ajouté.

Un important stock de cigarettes était prêt à partir pour le Royaume-Uni, dans des paquets imitant ceux de grandes marques et affichant les avertissements sanitaires de rigueur dans ce pays.

"Beaucoup d'argent

Au total quatre sites de production illégale ont été découverts, ainsi que plusieurs sites utilisés pour la logistique, pour broyer le tabac ou entreposer le papier à cigarette, les filtres et la colle.

Les ateliers, outre Aartselaar, se trouvaient à Tongres (Est), Eeklo (Nord) et Frasnes-lez-Anvaing (Ouest), des localisations permettant d'accéder facilement aux marchés britannique, français et néerlandais.

Au total, 45 personnes ont été arrêtées, dont certaines étaient déjà connues pour des infractions similaires dans d'autres États européens, a indiqué le ministère des Finances dans un communiqué mercredi soir 4 août, précisant que "la plupart" étaient de nationalité ukrainienne.

Selon une "première estimation", plus de 28 millions de cigarettes ont été saisies, mais l'inventaire est toujours en cours, ajoute le ministère. Les cigarettes de contrebande étaient vendues sous les marques Marlboro, Richmond, Prince et Regina.

Le nombre de sites de production de cigarettes de contrefaçon fermés par les autorités belges s'élève désormais à sept depuis le début de l'année, contre cinq pour toute l'année 2020.

Plus de 400 millions de cigarettes illicites ont été saisies par les douanes belges l'année dernière, contre 110 millions en 2018.

Présent lors de l'opération mercredi 4 août, l'administrateur général des douanes belges, Kristian Vanderwaeren, la décrit comme la plus importante jamais menée par son administration.

"La vente au noir (de cigarettes) rapporte beaucoup d'argent, étant donné que les taxes sont très élevées", explique-t-il. Ici "un paquet de cigarettes coûte environ 8 euros, et sur cette somme, six à sept euros sont des accises et de la TVA".

Les paquets de cigarettes de contrebande se vendent 4 à 5 euros.

"Les cigarettes à moitié prix, ce ne sont pas des cigarettes légales, et le produit, que ce soit le tabac ou le filtre, n'est pas conforme aux normes" sanitaires, met en garde M. Vanderwaeren, dont les services travaillent avec ceux d'une vingtaine d'autres pays européens à traquer les réseaux impliqués dans ce commerce illégal.

De plus, les ventes "alimentent des organisations criminelles, qui par la suite utilisent cet argent pour organiser des trafics de femmes, des trafics de drogue", avertit encore le responsable.

AFP/VNA/CVN
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