31/05/2018 11:56
Un millier de personnes se sont rassemblées tôt mercredi après-midi 30 mai à l'Espace Tivoli, dans le centre de Liège, pour rendre un hommage poignant aux victimes de l'attaque terroriste à Liège.
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Des fleurs déposées devant le siège de la police de Liège, le 30 mai en Belgique.
Photo: AFP/VNA/CVN

À 13h00, la foule a respecté une minute de silence en mémoire des deux policières et du jeune Herstalien de 22 ans décédés la veille dans la tuerie de Liège. Aux côtés du bourgmestre de Liège, Willy Demeyer, étaient présents notamment la présidente du Sénat, Christine Defraigne, le Premier ministre, Charles Michel, le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon, et l'ensemble des autorités communales et provinciales liégeoises.

Mardi 29 mai, vers 10h30, un homme du nom de Benjamin Herman, en congé pénitentiaire, a poignardé deux policières et volé une de leurs armes avant de tirer sur un passager de 22 ans dans sa voiture. Il a finalement été abattu vers 11h par la police de Liège. Quatre policiers ont été blessés aux bras et aux jambes. La porte-parole du Bureau du procureur fédéral belge, Wenke Roggen, a déclaré mercredi lors d'une conférence de presse que l'attaque avait été mise à l'instruction sous le chef d'assassinats terroristes et de tentative d'assassinats terroristes.

Selon elle, plusieurs éléments laissent à penser que l'attaque pourrait bien avoir une telle motivation: le modus operandi, à savoir le fait d'attaquer des policiers au couteau avant de s'emparer de leur arme, le fait d'avoir crié "Allahou Akbar" à plusieurs reprises et, enfin, des informations de la Sûreté de l'État datant de 2016-2017, selon lesquelles Benjamin Herman aurait été en contact avec des personnes radicalisées. L'auteur se nomme donc Benjamin Herman, a détaillé le parquet fédéral. Il est "né le 12 janvier 1987, de nationalité belge".

Il avait eu affaire à la justice à plusieurs reprises depuis sa minorité. Il avait déjà été condamné pour vols avec violence, consommation de stupéfiants et rébellion. Il séjournait à la prison de Marche-en-Famenne. Lundi 28 mai à 7h30, il avait quitté la prison dans le cadre d'un congé pénitentiaire. Il aurait normalement dû réintégrer la prison mardi soir à 19h30. L'enquête se concentre actuellement sur la question de savoir s'il a agi seul.

Selon des médias locaux, la police belge a perquisitionné la maison de la mère de Benjamin Herman et a fait une perquisition dans sa cellule mardi 29 mai après-midi, mais le détail de ce qu'ils ont trouvé n'a pas encore été officiellement dévoilé. Wenke Roggen a également confirmé que Benjamin Herman était suspecté d'un meurtre commis à On, près de Marche-en-Famenne. Les circonstances exactes de ces faits font l'objet d'une enquête distincte, traitée par le parquet du Luxembourg, division Marche-en-Famenne.

Xinhua/VNA/CVN
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