31/01/2019 15:48
Armé d’un fusil, un sexagénaire déjà condamné pour violences était retranché dans son immeuble mercredi soir 30 janvier à Bastia, cerné par le RAID, après avoir ouvert le feu dans l’après-midi, tuant une personne et en blessant cinq autres, dont un policier.

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Les policiers déployés devant l’immeuble de Bastia où un forcené s’est retranché après avoir tué une personne et blessé cinq autres, le 30 janvier en France. Photo: AFP/VNA/CVN


Arrivé à 21h00, l’unité d’élite de la police nationale, venue de Marseille, s’est aussitôt déployée dans le quartier de Montesoro, populaire avec une forte population étrangère et situé au Sud de Bastia, et a élargi le périmètre de sécurité autour de l’immeuble où le forcené s’est retranché, a constaté un photographe de l’AFP.

Des unités de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) de la police et du Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) étaient déjà sur place depuis l’après-midi.

Les pistes terroriste et liée au banditisme sont a priori écartées, selon des sources proches de l’enquête qui précisent que les policiers, initialement appelés vers 16h00 pour un différend de voisinage, ont essuyé des tirs d’arme longue lors de leur intervention.

Le policier blessé a été hospitalisé, selon la procureure de la République à Bastia, Caroline Tharot, présente sur les lieux. Selon des sources policières, il a été légèrement blessé au cou.

"Au total, six personnes ont été touchées par balle, dont une décédée", a détaillé la procureure, indiquant que les blessés sont trois femmes et deux hommes. Le pronostic vital du 2e homme touché, âgé de 23 ans, est engagé, a-t-elle précisé. Une septième personne, initialement présentée comme blessée, est en fait seulement choquée, a-t-on appris de source policière.

Gilles Simeoni, président du conseil exécutif de Corse, s’est rendu sur place dans la soirée et a indiqué sur Twitter que l’homme décédé était "un agent de l’Office de l'habitat de la collectivité de Corse".

Le tireur, "isolé", avait commencé à tirer dans la rue vers 16h25, "avant de se retrancher dans l’immeuble où il vit", avait précisé à l’AFP un porte-parole de la préfecture.

L’auteur des coups de feu est un Corse habitant le quartier, né en 1953 et connu de la justice pour des antécédents de violences, selon les sources proches de l’enquête. Il a été condamné à deux reprises pour des violences volontaires avec arme.

Une nouvelle salve de tirs avait eu lieu vers 19h30 lorsque les secours sont entrés dans l’immeuble, sous escorte policière, pour secourir un blessé au premier étage.

"Il y avait trois blessés dans l’immeuble, un au premier étage et deux au rez-de-chaussé. Celui du premier étage a été évacué et à cette occasion le mis en cause a à nouveau tiré à quatre reprises", a détaillé Mme Tharot.

"Il nous a mis en joue" 

"Quand je suis arrivé sur le parking, j’ai entendu des détonations", a raconté sur France Bleu RCFM, Pierre Masternak, employé de l’Office public de l’habitat (OPH 2B): "Je ne savais pas d’où elles provenaient, j’ai vu qu’il y avait des traces de sang par terre. J’ai appelé mon collègue, le gardien d’immeuble (...). Il m’a rejoint, on a regardé pour voir où menaient les traces de sang et c’est là qu’un monsieur a déboulé derrière nous, nous a mis en joue avec un fusil de chasse et nous a tiré dessus".

"Il a eu mon collègue, qui a été touché à la jambe. On a réussi tous les deux à quitter le bâtiment et à se réfugier, mon collègue derrière une voiture, et le monsieur a continué à nous tirer dessus", a poursuivi M. Masternak.


AFP/VNA/CVN

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