13/03/2016 09:53
Ces trente dernières années, les promenades en bateau sur la rivière Huong (rivière des Parfums) au son de la musique traditionnelle de Huê sont devenues incontournables pour les touristes. Un spectacle qui continue de fasciner et faire rêver.

 >>Le chant then reconnu comme patrimoine culturel immatériel national
>>Le mât rituel, protecteur de la famille durant le Têt
 

Le chant de Huê sur la rivière des Parfums est un des grands classiques du tourisme huéen.


L’ancienne cité impériale de Huê (province de Thua Thiên-Huê, Centre) est célèbre non seulement pour ses tombes royales et son ancienne citadelle, mais aussi pour le chant de Huê (ca Huê en vietnamien). Avec l’essor du tourisme, le chant s’est joint aux excursions en bateau le long de la rivière des Parfums. Une expérience immanquable pour quiconque voyage dans la région.

Ce chant existe depuis plus de trois siècles sur les terres de Thuân Hoa - Phú Xuân (actuelle province de Thua Thiên-Huê). Il s’agit d’un genre musical traditionnel typique de la région de l’ancienne capitale impériale Huê. La musique et les chansons de Huê proviennent de la musique de la cour. Il a pris la forme de musique de chambre au début du XIXe siècle sous la dynastie des Nguyên (1802-1945) et atteignit son apogée sous le roi Tu Duc (1829-1883). Pendant la deuxième moitié du siècle, cette musique s’enrichit et se popularisa avec les airs ho et ly et des chants folkloriques de la région de Binh Tri Thiên (Centre). On compte actuellement une soixantaine d’airs.

Au cours de la première moitié du XXe siècle, ce genre a été porté sur la scène et donna un nouveau style du théâtre traditionnel appelé ca kich Huê (drame chanté).

Patrimoine culturel immatériel national
 

Lampions flottants déposés sur la rivière des Parfums.


Les instruments jouent un rôle important dans les airs et les chansons de Huê et les pièces instrumentales peuvent être interprétées sans accompagnement. Il est indispensable d’utiliser des instruments tels que la cithare à seize cordes, le luth à quatre cordes, la viole à deux cordes, le monocorde et la flûte.

Un art musical qui a récemment acquis toutes ses lettres de noblesse. Le chant de Huê a, en effet, été reconnu en juin dernier en tant que patrimoine culturel immatériel national par le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme.

Ce chant attire de plus en plus de touristes vietnamiens et étrangers lors des séances de représentation sur la rivière des Parfums. «Maintenant que le chant de Huê fait partie du patrimoine national, nous essayons de faire en sorte d’améliorer la qualité des concerts sur la rivière des Parfums. En outre, nous collaborerons avec les autorités de la ville et les clubs spécialisés pour restaurer le chant de Huê en tant que chant de chambre dans les palais et les maisons-jardins, afin d’en faire un produit culturel original et attractif pour les touristes», informe un représentant de du Service de la culture, des sports et du tourisme de la ville de Huê.

La province de Thua Thiên-Huê rassemble depuis longtèmps ces chansons anciennes, mais elle a accéléré récemment le rythme. Elle organise des conseils d’évaluation chargés de veiller à la qualité des concerts donnés sur la rivière des Parfums, tout en honorant les artistes qui ont contribué et contribuent encore à la préservation et à la diffusion du chant de Huê.

Une soirée inoubliable pour les touristes
 

Cinq cents artistes sur la rivière des Parfums

La ville de Huê compte près de 500 chanteurs et musiciens autorisés à interpréter des chants de Huê. Le ticket d’une soirée de chants à bord d’un bateau sur la rivière des Parfums est de 100.000 dôngs/personne. 

À la tombée de la nuit, la ville de Huê se pare de ses plus belles lumières, et le pont Truong Tiên brille de mille feux. Un par un, des bateaux-dragons quittent le quai pour voguer lentement sur la rivière des Parfums.

Après un petit voyage, les moteurs sont éteints, laissant le bateau immobile sur l’eau. Sept chanteurs et trois musiciens apparaissent en costumes traditionnels, saluent le public et commencent la représentation. Le son mélancolique des instruments traditionnels résonne dans la nuit, brisant le silence et la quiétude. 

Les artistes performent avec hardiesse devant des touristes envoûtés par les sons. Les distances s’effacent, des amitiés se créent, des souvenirs qui resteront sans doute à jamais dans les esprits. Avant de se dire au revoir, les touristes et les musiciens déposent des lampions sur la rivière, souhaitant un jour se rencontrer de nouveau dans cette ville impériale.


Texte et photos : Thuy Hà/CVN





 

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