17/01/2020 22:46
De fortes précipitations sont tombées vendredi 17 janvier, pour le deuxième jour consécutif, sur les incendies dans l'Est de l'Australie, offrant un répit aux pompiers exténués par des mois de combat acharnés contre ces feux dont des dizaines demeurent hors de contrôle.
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La pluie est enfin tombée en Australie ici à l'aéroport de Sydney, le 17 janvier.
Photo : AFP/VNA/CVN

La pluie a apporté cette semaine un sérieux coup de pouce aux soldats du feu engagés depuis septembre sur le front de ces incendies sans précédent, dans leur ampleur et leur durée. Ils ont ont déjà fait 28 morts et détruit des milliers d'habitations. Aggravée par le réchauffement climatique, cette crise saisonnière des feux de forêts a été nourrie par un temps particulièrement chaud et sec ces derniers mois sur l'immense île-continent.

Vendredi 17 janvier, les plus fortes précipitations depuis près de dix ans sont tombées sur certaines régions situées à proximité des brasiers les plus importants. "Au cours des 24 dernières heures, la pluie est tombée sur la plupart des endroits ravagés par les feux, ce qui est une excellente nouvelle", a déclaré le service rural de lutte contre les incendies de Nouvelle-Galles-du-Sud. "Nous croisons les doigts pour que cela continue dans les jours à venir".

Cependant, une trentaine de feux échappaient toujours vendredi 17 janvier à tout contrôle dans cet État, un chiffre inchangé par rapport à jeudi 16 janvier, a souligné la même source. Des dizaines d'incendies continuaient également à brûler dans l'État de Victoria, situé au sud. La pluie n'est cependant pas tombée sur l'île Kangourou, un véritable sanctuaire pour une faune et une flore d'exception, située au sud, au large d'Adélaïde.

Les flammes ont dévasté le parc national de cette île, tuant une grande partie de sa population de koalas et menaçant d'éradiquer complètement certaines espèces d'oiseaux et de marsupiaux endémiques. Néanmoins, la perspective d'un temps plus humide dans l'est et le sud de l'Australie au cours des prochains jours laissait encore de l'espoir. De fortes précipitations sont attendues tout au long du week-end sur la Nouvelle-Galles-du-Sud, qui a pour capitale Sydney.

Koalas sauvés des flots

Elles devraient également atteindre d'autres régions où brûlent des incendies, plus au Sud de l’État ainsi que dans l'État voisin de Victoria. Les scientifiques évaluent à plus d'un milliard le nombre d'animaux tués à travers le territoire australien. Une grande partie de leurs habitats ont été détruits et les associations de lutte pour l'environnement ont mis en garde contre un risque d'extinction de certaines espèces.

Une maison brûlée suite aux incendies dans les environs de Budgong (Nouvelle-Galles du Sud), le 15 janvier. Photo : AFP/VNA/CVN

Les célèbres koalas concentrent une large partie de l'attention. Des images montrant ces adorables petites bêtes à la fourrure grise être sauvés de l'enfer des flammes ont fait la une de journaux du monde entier. Mais vendredi matin, certains koalas et d'autres animaux du parc des reptiles d'Australie, sur le littoral est de la Nouvelle-Galles-du-Sud, ont dû être sauvés des flots.

"C'est incroyable, la semaine dernière encore nous avions des réunions tous les jours sur la menace imminente que représentaient les feux de forêts", a déclaré le directeur du parc Tim Faulkner.

Arme à double tranchant

"Aujourd'hui, tout l'équipe est sur le terrain, trempée, se démenant pour mettre nos animaux en sécurité et protéger le parc contre les flots. Nous n'avons pas connu de telles inondations dans le parc depuis plus de 15 ans", a-t-il souligné. Ces pluies diluviennes se révèlent être une arme à double tranchant.

Incendies gigantesques près de la ville de Nowra (Nouvelle-Galles du Sud), le 31 décembre 2019. Photo : AFP/VNA/CVN

L'eau peut en effet compliquer l'intervention des camions de pompiers contraints de s'aventurer sur des pistes boueuses au plus profond des forêts, ont averti les autorités. Un autre sujet d'inquiétude sont les crues soudaines. Les montagnes qui ont brûlé ne peuvent pas retenir l'eau et risquent de rejeter des courants de cendres boueuses dans les cours d'eau.

De tels torrents sont déjà responsables de la mort d'un nombre considérable de poissons, empoisonnés par ces cendres boueuses, ont rapporté des médias. Depuis le début de cette crise, une zone de 100.000 kilomètres carrés - plus grande que la superficie de la Corée du Sud - est partie en fumée. L'immensité de cette destruction est l'un des exemples des conséquences catastrophiques du changement climatique auxquelles la planète sera de plus en plus fréquemment confrontée, ont souligné des scientifiques.

Le célèbre documentariste et naturaliste britannique David Attenborough a lancé jeudi un cri d'alarme sur le réchauffement climatique, estimant que la planète vivait "un moment de crise" et qu'elle ne pouvait plus attendre d'agir.

AFP/VNA/CVN

 
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