24/05/2021 19:39
Le moment juste avant le crépuscule en bord de mer : "L'heure bleue" de la presqu'île du Jutland au Nord du Danemark est merveilleusement captée par le pinceau de Peder Severin Krøyer (1851-1909), exposé au musée Marmottan Monet.
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Des visiteuses admirent un tableau du peintre danois Peder Severin Krøyer lors de l'exposition "L'heure bleue" au musée Marmottan, le 18 mai à Paris.
Photo : AFP/VNA/CVN 

L'exposition, qui ouvre avec retard en raison du confinement et se poursuit jusqu'à fin septembre, est l'une de celles qui peut redonner le moral par la lumière qui en émane.

Après Vilhelm Hammershøi au musée Jacquemart-André et L'Age d'or de la peinture danoise au Petit Palais, c'est à nouveau un artiste du petit royaume scandinave qui révèle à Paris le charme de sa palette et rend avec délicatesse la lumière cristalline de l'extrémité du Jutland, et des pays du Nord en général.

Placée sous le haut patronage de Margrethe II du Danemark, c'est la première exposition monographique consacrée en France à ce peintre prolifique, redécouvert il y a une cinquantaine d'années.

La vivacité de ses cieux et mers égale-t-elle les subtiles lumières d'intérieurs de Hammershøi (1864-1916), peintre dont la notoriété a fait ombre à toute une génération d'artistes danois ? Krøyer "est au plein air ce que Hammershøi fut à la scène d'intérieur", répond le Musée Marmottan.

Plus de soixante œuvres des musées de Skagen, Göteborg ou Copenhague notamment sont exposées.

Parmi les nombreux prêts, celui du Skagens Kunsmuseer, Après-midi d'été sur la plage sud de Skagen : l'épouse de l'artiste et une amie cheminent, entre mer et plage, sur une bande de sable qui s'élève à travers la toile jusqu'à l'horizon, un tableau dont émane la force poétique de Krøyer.

À partir de 1882, le peintre partage son temps entre Copenhague et le village de pêcheurs de Skagen, où s'installe une colonie d'artistes. Il travaille en plein air et à l'atelier, à partir souvent de la photographie. C'est cette période que montre l'exposition.

Il peint la vie des pêcheurs, puis "il se libère vers plus de soleil", avec les baignades enfantines débordant d'élans de vie, la convivialité dans des jardins fleuris, observe Dominique Lobstein, commissaire de l'exposition. "Ce qui l'intéresse, ce sont les personnages qui circulent à la limite de la terre et de la mer".

Mais sur ses toiles vibrantes, les traces laissées sur le sable montrent l'interrogation existentielle d'un peintre dont la fin de vie sera marquée par des troubles psychiatriques.

"L'heure bleue" de Peder Severin Kroyer, jusqu'au 26 septembre.

AFP/VNA/CVN

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