30/09/2018 16:34
Le Parti conservateur britannique se réunit en congrès à partir de dimanche 30 septembre à Birmingham, en pleine impasse des négociations du Brexit, et toujours profondément divisé sur la stratégie à adopter à six mois de l'échéance.
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La Première ministre britannique Theresa May arrive à son hôtel à Birmingham (centre de l'Angleterre) à la veille du congrès du Parti conservateur, le 29 septembre. Photo: AFP/VNA/CVN

La Première ministre Theresa May, affaiblie par le récent rejet de son "plan de Chequers" par les dirigeants européens, va tenter de rassembler son parti derrière elle, au moment où les partisans d'une rupture nette avec Bruxelles cherchent à imposer leurs vues.

"Nous respecterons la décision que (les Britanniques) ont prise: quitter l'UE et reprendre le contrôle de notre argent, de nos lois et de nos frontières", a écrit la dirigeante britannique dans un message d'accueil adressé aux participants.

Mais Mme May, qui clora le congrès mercredi 3 octobre, ne devrait pas dire comment elle compte revoir sa copie comme demandé par Bruxelles, à l'approche du sommet européen des 18 et 19 octobre.

La Première ministre a jusqu'ici soutenu que son plan de Chequers, qui promeut la mise en place d'une relation commerciale étroite avec l'UE par le maintien de règles communes, constitue "la seule proposition sérieuse et crédible".

Le député Jacob Rees-Mogg ou l'ancien ministre du Brexit David Davis défendent un accord de libre-échange similaire à celui signé entre l'UE et le Canada (CETA).

"Il vaudrait mieux qu'elle se tourne vers un accord de libre-échange plutôt que de porter sa proposition devant la Chambre des communes et essuyer une défaite", a averti le député Mark Francois, membre du European Research Group (ERG, pro-Brexit). Il rappelle que Mme May, ne disposant que d'une courte majorité au Parlement, se trouve à la merci d'une rébellion de ses députés.

"Beaucoup de manoeuvres"

L'éventualité d'un accord de libre-échange est jusqu'ici exclue par la cheffe du gouvernement. Selon elle, il ne permettrait pas de maintenir une frontière ouverte entre la République d'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord après le Brexit, ce qui est une des principales pierres d'achoppement des négociations entre Londres et Bruxelles.

Étant donné ces dissensions, le congrès devrait donner lieu à un subtile lutte d'influence entre les grandes figures du parti, estime Robin Pettitt, professeur à l'université Kingston de Londres.

"Pour l'heure, personne ne veut remplacer Theresa May, pour ne pas devoir gérer le Brexit", souligne-t-il. "Mais il y aura beaucoup de manœuvres. Chacun va essayer de se positionner en tant que futur leader".

AFP/VNA/CVN

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