11/07/2020 14:30
La pandémie de COVID-19 a frappé de plein fouet la célèbre troupe canadienne qui a révolutionné le cirque avec ses spectacles chorégraphiés aux numéros stupéfiants.
>>Guy Laliberté envisage de racheter le Cirque du Soleil, qu'il a fondé

La troupe québécoise a été anéantie par la pandémie de COVID-19 qui l’a contrainte à annuler ses 44 spectacles en cours à travers le monde.
Photo : Reuters/VNA/CVN

Endetté et privé de représentations, le Cirque du Soleil a annoncé le 29 juin avoir trouvé un accord pour son acquisition par ses actionnaires actuels. Le groupe sera restructuré sous supervision des tribunaux avant sa mise aux enchères.

Pour éviter la faillite du groupe qu’il a fondé au Québec en 1984 puis revendu en 2015, l’ancien cracheur de feu Guy Laliberté a lui-même laissé entendre qu’il pourrait mettre la main à la poche.

Du jour au lendemain en mars, ce groupe a dû annuler 44 productions dans le monde. Et mettre au chômage technique 4.679 acrobates et techniciens, 95% de ses employés, en raison de la pandémie de COVID-19.

Confrontée à l’effondrement de ses revenus et menacée de faillite, la troupe canadienne a mandaté début mai une banque canadienne pour examiner ses options, y compris sa vente.

Un groupe fragilisé

M. Laliberté a cédé le contrôle du cirque pour un milliard d’USD en 2015. C’est le Fonds privé américain TPG Capital qui en détient aujourd’hui 55% du capital, 25% sont au Fonds chinois Fosun - propriétaire du Club Med depuis 2015 et de Thomas Cook depuis novembre 2019 - et 20% appartiennent à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ). Cette dernière a racheté en février 2020 les 10% encore détenus par Guy Laliberté.

Depuis 2015, le Cirque s’est endetté. Achats et création de salles de spectacles permanentes, nouveaux spectacles qui n’ont pas eu les succès escomptés : il a accumulé une dette de plus d’un milliard d’USD.

Craignant que le cirque ne "soit revendu à d’autres intérêts étrangers", le gouvernement du Québec a offert le 26 mai un prêt conditionnel de 200 millions d’USD (182 millions d’euros) au cirque pour relancer ses activités. Cet "accord de principe" est conditionné à ce que le siège du cirque demeure à Montréal et que la province puisse racheter au moment opportun les participations américaine et chinoise, "à la valeur marchande" et avec "probablement un partenaire" local, a dit Pierre Fitzgibbon, ministre québécois de l’Économie. Ce prêt se rajoute au financement provisoire de 50 millions d’USD qui répondait aux besoins de liquidités à court terme du Cirque du Soleil.

AFP/VNA/CVN

 
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