11/09/2018 16:48
Les pays chasseurs et protecteurs des baleines ont entamé lundi 10 septembre au Brésil un intense bras de fer lors de la réunion annuelle de la Commission baleinière internationale (CBI).
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Une baleine à bosse fait un saut hors de l'eau dans le parc naturel national de Uramba Bahia Malaga en Colombie, le 12 août. Photo: AFP/VNA/CVN

Le ministre brésilien de l'Environnement Edson Duarte a déclaré à l'ouverture que "l'heure était venue d'avancer, pas de reculer", avant de rappeler à ses délégués leur "devoir de donner une impulsion décisive en direction de la préservation des cétacés".

Le nouveau président de la CBI, le Japonais Joji Morishita, estime que cette rencontre pourrait être déterminante pour l'avenir de cet organisme, composé de 89 pays membres. M. Morishita a déclaré à l'AFP vouloir "changer de modèle, pour passer du rejet mutuel au respect mutuel".

"Notre défi lors de cette réunion est de savoir si nous pouvons concilier les deux différentes positions ou bien trouver une façon d'être en accord ou en désaccord tout en regardant vers l'avenir, plutôt que de passer notre temps à nous disputer", a-t-il déclaré avant l'ouverture de la session à Florianopolis, paradis des surfeurs situé dans le Sud du Brésil.

Pourtant, comme à chaque session de la CBI, seul organe de gestion des grands cétacés, les dissensions s'annoncent très fortes entre les deux camps. "Cette réunion s'annonce cruciale", a estimé Patrick Ramage, chargé des cétacés au Fonds international pour la protection des animaux (Ifaw en anglais).

La Norvège et l'Islande sont les seuls pays au monde à pratiquer ouvertement la chasse commerciale. Tokyo, de son côté, tente de prouver que la population de baleines est assez importante pour supporter une reprise de la chasse commerciale.

Alors que les énormes nuages d'eau provenant du souffle des baleines sont visibles depuis les hôtels de délégués, dans la baie de Florianopolis, le pays hôte, le Brésil, et le Japon vont présenter deux textes diamétralement opposés.

Pollution sonore

Le document porté par les Japonais propose de créer un "comité de la chasse à la baleine durable" pour les pays souhaitant s'adonner à cette activité dans un but commercial. Les nations protectrices des cétacés, tels l'Union européenne, l'Australie et la Nouvelle-Zélande sont déterminées à les en empêcher.

De son côté, le Brésil essaye de rassembler les anti-chasse derrière la "déclaration de Florianopolis" qui considère que cette activité ne se justifie plus économiquement, la consommation de chair de baleine ayant considérablement diminué. L'arrêt de la chasse permettrait en outre à la population des cétacés dans le monde de revenir à des niveaux équivalents à l'ère pré-industrielle.

Le pays hôte veut également étendre la zone de protection des baleines, actuellement limitée aux océans Indien et Austral, à tout l'Atlantique Sud. La pollution sonore sous-marine, les chocs avec les navires, le changement climatique figurent parmi les autres sujets majeurs qui doivent être abordés durant cette semaine au Brésil.

La réunion de la CBI se tient jusqu'à vendredi 14 septembre.

AFP/VNA/CVN

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