27/01/2019 12:00
Amoureuse des animaux, des félins en particulier, Hô Nguyên Khánh Vy a recueilli une vingtaine de chats errants. Elle subvient à leurs besoins primaires, leur offre la chaleur d’un toit et l’affection d’une maîtresse.
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Khánh Vy est propriétaire d’une vingtaine de chats sauvés de la rue ou de centres animaliers.
Photo: Châu Tuong/CVN

Pour la jeune fille de 20 ans domiciliée à Nha Trang (province centrale de Khánh Hoà), il n’y a pas de doute, c’est son destin d’élever et de sauver ces animaux malchanceux.

Quand elle était lycéenne, en classe terminale, face au refus catégorique de ses parents de ramener des animaux domestiques à la maison, Khánh Vy a dû se débrouiller et louer une chambre afin de prendre soin d’une mère et ses quatre chatons. "Depuis, j’ai continué à recueillir des chats errants et je les élève du mieux que je peux", confie-t-elle.

Un jour, elle s’est rendue dans un refuge animalier de la ville en compagnie d’une amie qui avait perdu son chat de compagnie. Les conditions sanitaires de ce centre laissent à désirer et les animaux, faute de places et de moyens, finissent généralement euthanasiés si personne ne vient les réclamer ou les adopter. Sur place se trouvaient huit chattes, la plupart enceintes. "Les pauvres bêtes étaient terrifiées. Quand elles nous regardaient, il semblait qu’elles nous suppliaient de les sauver. Impossible de fermer les yeux... Ainsi, même si nous n’avons pas retrouvé le chat de mon amie, nous avons tout de même décidé de recueillir l’ensemble de ceux présents, pour la modique somme de 2 millions de dôngs...", se souvient Khánh Vy. "Même si nous avons réussi à les sauver, ce qui m’attriste le plus, c’est qu’aucune grossesse n’a pu aboutir, toutes les chattes ont fait des fausses couches. Cela m’a brisé le cœur".

Au fil des années, le nombre de chats que Khánh Vy sauvent des rues et des refuges ne cesse d’augmenter. Il devient de plus en plus difficile de trouver un logement adapté pour ses “enfants de cœur”. Ce studio-ci est trop étroit, celui-là n’est pas assez chauffé, cet autre est trop loin..., le tout sans parler des remarques désobligeantes des voisins. Fin 2017, une tempête a fini par détruire une partie de l’immeuble où logeaient ses compagnons à poils. Comprenant et acceptant enfin l’amour sincère de leur fille envers ces petits animaux, ses parents ont finalement accepté de recueillir les chats chez eux.

Khánh Vy apporte aux chats un toit, de la nourriture, des soins, mais surtout de l’amour.
Photo: WK/CVN

Un amour inconditionnel

À l’heure actuelle, la jeune protectrice possède une vingtaine de chats. Un tel chiffre implique forcément de nombreux efforts et sacrifices, mais Khánh Vy ne regrette rien. "Du moment que mes petits sont en pleine forme, c’est tout ce qui compte", partage-t-elle.

Elle a en effet dû économiser l’argent destiné à payer ses cours extrascolaires afin de leur acheter à manger, des frais quotidiens estimés à 100.000 dôngs. Sans parler de la prise en charge des nécessités de base, comme l’eau, l’électricité ou encore les soins médicaux et autres vaccinations. Heureusement, Khánh Vy peut compter sur la bonne volonté de certaines personnes de son entourage qui sont prêtes à lui venir en aide, sous forme pécuniaire ou de dons de nourriture et de médicaments. "Comme Vy, j’aime les chats et je me rendais souvent avec elle pour prendre soins de ses petits compagnons. Mais, maintenant que je suis loin et que je fais mes études à Hô Chi Minh-Ville, je ne peux plus l’aider de la même manière. Je lui envoie dès que je peux un peu d’argent pour l’aider", témoigne Hông Hà, une amie de Khánh Vy.

Quand elle n’était encore que lycéenne, Khánh Vy désirait faire ses études universitaires dans les grandes villes comme Hanoï ou Hô Chi Minh-Ville. Mais c’était sans compter son nouveau travail à plein temps. La jeune étudiante a alors dû choisir un établis-sement dans sa province natale. Une fois le concours d’entrée à l’université en poche, elle a rapidement trouvé un job pour pouvoir subvenir aux besoins de ses chats. Malgré un emploi du temps surchargé, Khánh Vy trouve toujours le temps de s’occuper de "ses petits".

Grâce à l’amour et au dévouement inconditionnel de leur maîtresse, les chats, qui étaient maigres et malades, sont désormais forts, en bonne santé et semblent heureux. "Je donne un nom à chacun des chats que je recueille. Je me rappelle  tous les chats que j’ai pris sous mon aile. Celui-là en particulier, il était aveugle, squelettique et faisait peur à voir le jour où je l’ai rapporté du refuge. Aujourd’hui il est un des plus gros et des plus taquins de la famille!", s’amuse Khánh Vy en portant ledit chat.

Les sacrifices, les efforts ou encore les nuits blanches chez le vétérinaire, Khánh Vy est véritablement une sainte patronne des chats. Un ange gardien qui apporte à ces animaux un toit, à manger, des soins, mais surtout énormément d’amour. Quand Khánh Vy est là, ce sont les chats qui dansent. 

Châu Tuong - Mai Quynh/CVN


 
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