07/08/2018 08:56
La justice vénézuélienne a promis lundi 6 août de poursuivre tous ceux qui "conspirent contre la paix" après l'attentat dont dit avoir été victime le président Nicolas Maduro, lequel n'est finalement pas réapparu en public.

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Un rassemblement devant le palais présidentiel à Caracas, le 6 août, pour manifester le soutien au président Nicolas Maduro.
Photo: AFP/VNA/CVN


Une marée rouge de partisans du gouvernement avec des portraits du chef de l'État a défilé jusqu'au palais présidentiel de Miraflores. Contrairement à ce qui était annoncé, M. Maduro ne s'est pas montré à l'arrivée du cortège.

"Nous sommes venus soutenir le président après l'attaque terroriste dont il a été la cible", a déclaré Francisca Harvey, 53 ans, alors qu'elle se dirigeait vers l'estrade où l'on pouvait lire en grand "Maduro pour longtemps".

De là, le numéro deux du camp présidentiel, Diosdado Cabello, a mis en garde contre les conséquences d'un éventuel homicide du président: "Ne pensez pas, messieurs de la bourgeoisie, des partis d'opposition, que vous pourriez gouverner un seul instant. Le Venezuela serait à feu et à sang!".

Samedi 4 août, deux drones, chargés chacun d'un kilo de C4, un puissant explosif militaire, ont explosé à proximité de la tribune présidentielle lors d'une cérémonie militaire, selon les autorités vénézuéliennes.

Rapidité de la réponse des forces de l'ordre, contradictions dans les déclarations des autorités et éventuelles manipulations: cette affaire soulève de nombreuses questions.

M. Maduro affirme régulièrement être la cible de complots en tous genres que ses services de sécurité parviendraient à déjouer.

 

"Connexions internationales"

Un peu plus tôt, lors d'une conférence de presse, le procureur général du Venezuela, Tarek William Saab, a mis en garde contre toute nouvelle tentative de viser le gouvernement.

La justice "poursuivra dans le cadre de la loi ceux qui conspirent contre la paix civile (...). Que ces faits servent, une fois pour toutes, à mettre un terme à toute tentative de porter atteinte à la paix de façon violente", a-t-il déclaré. Le magistrat a qualifié l'incident de samedi 4 août de "tentative de magnicide" et de "tentative de massacre".

M. Saab a confirmé que deux hommes avaient été arrêtés "en flagrant délit" alors qu'ils pilotaient un des drones depuis un véhicule à proximité de l'évènement, dans le centre de Caracas. Cet engin a explosé après avoir heurté un immeuble, selon les autorités.

Pour l'heure, six personnes ont été arrêtées dans cette affaire. "On sait d'où ont été pilotés les drones, des preuves y ont été recueillies (...) Tous les auteurs des faits ont été identifiés ainsi que leurs complices", a ajouté le magistrat.

M. Saab a également assuré, sans plus de précisions, que les personnes "qui ont fabriqué les engins" explosifs ont également été identifiées et "les premières connexions internationales ont été établies".

 

AFP/VNA/CVN

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