05/02/2017 17:11
L'auteur de l'attaque à la machette contre des militaires au musée du Louvre à Paris le 3 février, grièvement blessé mais dont l'état s'améliore, a été placé le 4 février en garde à vue à l'hôpital.
>>Attaque au Louvre : les enquêteurs sur la piste d'un Egyptien

Un véhicule de police stationné près de la pyramide du musée du Louvre, le 4 février 2017 à Paris. Photo : AFP/VNA/CVN

Fermé depuis l'attaque, le grand musée parisien a rouvert dans la matinée, tandis que les enquêteurs cherchent toujours à déterminer formellement l'identité de l'assaillant, vraisemblablement un Égyptien de 29 ans arrivé en France il y a une semaine avec un visa touristique. Pris en charge à l'hôpital européen Georges-Pompidou après avoir été grièvement blessé au ventre par les tirs de riposte d'un militaire, son état s'est nettement amélioré le 4 février.

Son pronostic vital n'est plus engagé et il pourrait être entendu dès le 5 février "sous réserve de l'évolution de son état de santé", selon une source proche de l'enquête. Sa garde à vue, qui a débuté à 18H45, peut durer 96 heures, le délai prévu dans les affaires de terrorisme.

Le 3 février vers 09H50, dans la galerie marchande du Carrousel du Louvre, l'agresseur, une machette dans chaque main, a foncé sur une patrouille de militaires en criant "Allah Akbar" et a frappé à la tête un premier militaire, qui a été légèrement blessé au cuir chevelu. Après avoir tenté de repousser l'assaillant une première fois sans user de son arme, un deuxième soldat a ouvert le feu, à quatre reprises, le blessant grièvement.

L'enquête a permis de cibler un Égyptien de 29 ans, inconnu des services de police, qui pourrait être Abdallah El-Hamahmy, sous réserve que cette identité n'ait pas été usurpée. Ce résidant aux Émirats arabes unis est entré légalement en France le 26 janvier, avec un visa touristique, par un vol en provenance de Dubaï, avant de séjourner dans un appartement proche des Champs-Élysées, a révélé le 3 février le procureur de Paris, François Molins.

Les motivations de l'assaillant ne sont pas encore connues, mais il s'agit d'"un acte dont le caractère terroriste ne fait guère de doute", pour le président François Hollande.

Le Carrousel du Louvre à Paris, le 4 février 2017, théâtre de l'attaque à la machette la veille contre des militaires. Photo : AFP/VNA/CVN

"Tweets avant l'attaque"

Aucune marque d'allégeance à un groupe jihadiste n'a été retrouvée lors de la perquisition dans le logement qu'il a loué. Mais les enquêteurs, qui s'interrogent sur ses motivations et éventuels complices, se penchent sur des tweets postés en arabe sur un compte au nom de Abdallah El Hamahmy. Une dizaine de messages ont été postés entre 09H27 et 09H34, quelques minutes avant l'attaque.

On peut notamment lire "Au nom d'Allah (...) pour nos frères en Syrie et les combattants" et, une minute plus tard, un tweet dans lequel il semble apporter son soutien au groupe jihadiste État islamique (EI), qui continue de menacer la France de représailles pour sa participation à la coalition militaire internationale en Irak et en Syrie, deux pays dans lesquels il a proclamé un califat en 2014.

Le père de cet Égyptien a affirmé que son fils n'avait montré aucun signe de radicalisation et n'avait plus donné de nouvelles depuis le 3 février. Il a expliqué que son fils, qui travaille comme directeur commercial à Charjah, aux Émirats, "s'était rendu en voyage d'affaires" à Paris et qu'il devait "visiter le musée" avant de "repartir samedi".

Selon son père, Abdallah El-Hamahmy est marié et son épouse, enceinte, se trouve en Arabie saoudite avec leur fils de sept mois. Incrédule, il a répété qu'il ne parvenait pas à croire son fils, 1m65, capable de s'attaquer à quatre militaires. Cette attaque à la machette, à l'entrée du musée le plus fréquenté du monde, a ravivé de douloureux souvenirs dans la capitale française, frappée en 2015 par des attentats visant des lieux emblématiques comme la salle de spectacle du Bataclan ou le Stade de France.

AFP/VNA/CVN

 
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