04/06/2019 09:42
Le géant de l'informatique française Atos vise une part de "12 à 15%" du marché mondial des supercalculateurs d'ici quelques années, a indiqué un haut dirigeant du groupe en marge de l'inauguration d'un supercalculateur Atos pour le CEA en région parisienne.
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Le nouveau supercalculateur d'ATOS baptisé Joliot-Curie, le 3 juin à Bruyères-le-Châtel en Essonne. Photo: AFP/VNA/CVN

Le groupe Atos a déjà porté à "7 à 8%" sa part du marché des 500 supercalculateurs les plus puissants du monde, contre 3 à 4% il a quelques années, a expliqué Pierre Barnabé, le patron de la branche "Big data et cybersécurité" d'Atos, qui gère les activités de construction de supercalculateurs et de serveurs très puissants. "Nous sommes le seul constructeur européen", "nous sommes multitechnologie" (ne dépendant pas d'un seul type de processeurs), et "nous sommes les plus verts de tous", avec la consommation énergétique la plus faible, a indiqué M. Barnabé.

"Nous vendons aujourd'hui chaque année une bonne douzaine" de machines de plusieurs pétaflops (capables de faire un million de milliards d'opérations par seconde) dans le monde, a-t-il souligné. "Sur les supercalculateurs et les très gros serveurs, nous sommes sur une progression à deux chiffres et on est très largement bénéficiaire", a souligné de son côté le Pdg d'Atos, Thierry Breton. Le supercalculateur Joliot-Curie, inauguré sur un site du CEA à Bruyères-le-Châtel (Essonne), a une capacité de 9,4 petaflops actuellement (9,4 millions de milliards d'opérations par seconde). Il doit passer à 22 petaflops en 2020, pour un investissement total qui atteindra alors 50 millions d'euros.

Le Pdg d'Atos, Thierry Breton, à Bruyères-le-Châtel en Essonne le 3 juin.
Photo: AFP/VNA/CVN

La machine, installée dans une salle de 600 m², est le troisième supercalculateur français par la puissance, derrière Terra 1000-2, le supercalculateur du ministère des Armées, et Pangea, le supercalculateur du groupe Total. Elle a été construite à Angers (Maine-et-Loire) chez Bull, le constructeur d'ordinateur repris par Atos.

Au plan mondial, Atos espère perturber le face-à-face américano-chinois sur le super-calcul, qui oppose principalement HPE, qui vient de racheter l'acteur historique Cray, aux groupes Huawei et Lenovo. Le Japonais Fujitsu est également un acteur important. En Europe, Atos espère profiter du programme EuroHPC de l'Union européenne. Celui-ci prévoit deux ou trois machines de plusieurs centaines de petaflops d'ici 2021, et deux machines exafloppiques (mille petaflops, soit un milliard de milliard d'opérations par seconde) en 2022-23.

AFP/VNA/CVN

 

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