14/08/2017 15:48
La coalition du président de centre-droit Mauricio Macri s'est imposée comme première force politique en Argentine lors des primaires dimanche 13 août, un scrutin marqué par le retour de l'ex-présidente Cristina Kirchner.
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Le président argentin de centre-droit Mauricio Macri vote le 13 août à Buenos Aires. Photo : AFP/VNA/CVN

Le vote n'était qu'une formalité, chaque parti ayant déjà choisi ses candidats pour les législatives du 22 octobre, mais il a permis de mesurer les forces de chaque camp avant ce scrutin de mi-mandat.

Au niveau national, l'alliance Cambiemos (Changeons, ndlr) est arrivée en tête dans les cinq provinces les plus importantes de ce pays de 41 millions d'habitants.

"Ce changement, ce n'est pas celui d'un gouvernement, mais celui désiré par les Argentins", a lancé M. Macri devant ses partisans en liesse.

"Ce qui est fait sérieusement, ne donne pas des résultats du jour au lendemain", a-t-il ajouté à destination des Argentins qui souffrent de l'inflation et du chômage. Environ un tiers de la population vit dans la pauvreté.

L'attention lors de ce scrutin était focalisée sur la province de Buenos Aires, une circonscription qui va des faubourgs de la capitale aux plaines de la Pampa, principal réservoir électoral du pays, avec près de 40% des électeurs. Et sur le score que Mme Kirchner.

Malgré les accusations de corruption la visant, Cristina Kirchner, 64 ans, y a réalisé un très bon score à la tête de la formation qu'elle a créée voici deux mois. Elle brigue un siège de sénateur.

L'ancienne présidente (2007-2015) a rassemblé 34% des voix, à peine moins que le candidat du pouvoir, Esteban Bullrich (34,3%), selon près de 90% des votes dépouillés.

De nombreux sondages ces dernières semaines la plaçaient devant le peu charismatique Esteban Bullrich.

Une fois élue sénatrice, Mme Kirchner bénéficierait d'une immunité parlementaire. Mise en examen dans plusieurs dossiers pour des faits de corruption durant ses deux mandats à la tête de l'Argentine, l'ancienne avocate pourrait être jugée et condamnée, mais pas emprisonnée.

Les législatives de mi-mandat du 22 octobre seront le premier test électoral d'ampleur pour le gouvernement Macri, qui cherche à se renforcer au parlement, où il n'a la majorité dans aucune des deux chambres. Les primaires de dimanche ont mis en évidence l'absence d'opposition structurée au niveau national.

Dans la capitale Buenos Aires, Elisa Carrio, la candidate soutenue par le président argentin, totalise 48% des votes et un allié du gouvernement, Martin Loustau, 13%.

M. Macri, 58 ans, au pouvoir depuis décembre 2015, a lancé une série de réformes économiques impopulaires destinées à réduire un déficit budgétaire élevé, améliorer la compétitivité, et attirer des investissements étrangers.

L'économie argentine, la troisième d'Amérique latine, donne ces derniers mois des signes de reprise, sans pour autant que le quotidien des Argentins s'en ressente.

La liste pour les sénatoriales conduite par Carlos Menem, 86 ans, dans la province de La Rioja, a été placée en tête par les électeurs. L'autorité électorale avait ordonné l'invalidation de la candidature de l'ancien président, sous le coup d'une condamnation à sept ans de prison, mais trop tard pour imprimer de nouveaux bulletins.

AFP/VNA/CVN

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