27/10/2019 14:52
Le candidat péroniste de centre-gauche Alberto Fernandez est donné favori pour l'élection présidentielle argentine de dimanche 27 octobre, où il affronte le président libéral Mauricio Macri au milieu des craintes d'une réaction négative des marchés financiers.
>>Argentine : manifestation pour "l'urgence alimentaire" à Buenos Aires
>>Argentine: le peso freine sa chute et se reprend à la clôture, gagnant 4,12%
>>L'Argentine vote aux primaires, répétition générale avant la présidentielle d'octobre

Le candidat péroniste de centre-gauche Alberto Fernandez lors d'un meeting de campagne à Buenos Aires le 24 octobre 2019. Photo : AFP/VNA/CVN

"Avec le vote de dimanche 27 octobre, nous devons commencer à tourner la page déshonorante qui a commencé à s'écrire le 10 décembre 2015" (date de la victoire de M. Macri, ndlr), a lancé jeudi 25 octobre M. Fernandez lors de son meeting électoral final. L'ancienne présidente Cristina Kirchner (2007-2015), associée à M. Fernandez comme candidate à la vice-présidence, se trouvait à ses côtés.

Si les prévisions de tous les sondages se confirment, M. Fernandez, 60 ans, devrait l'emporter dès le premier tour. Pour cela, il doit obtenir plus de 45% des voix, ou bien plus de 40% des voix avec un avantage de plus de 10 points sur le candidat arrivé en deuxième position. Si ce n'est pas le cas, un second tour aura lieu le 24 novembre.

"J'ai hâte que lundi arrive, que Fernandez et Cristina viennent", s'est exclamé Sergio Esteves, un fleuriste de 48 ans accompagné de ses deux enfants. Le scrutin s'ouvre à 08h00 heure locale (11h00 GMT) et doit s'achever à 18h00 (21h00 GMT). Les résultats seront connus à partir de 21h00 heure locale (00h00 GMT).

Selon les sondages, l'écart en faveur de M. Fernandez s'est encore accru depuis les primaires d'août (considérées comme une répétition générale avant l'élection présidentielle), où M. Fernandez avait devancé de 17 points M. Macri, le candidat préféré des marchés.

Pire crise depuis 2001

Le président sortant, lui aussi âgé de 60 ans, achève son mandat au milieu de la pire crise économique que l'Argentine ait vécue depuis 2001. En récession depuis plus d'un an, le pays connaît une inflation élevée (37,7% en septembre), une dette massive et un taux de pauvreté en hausse (35,4%, soit un Argentin sur trois).

Mais des investisseurs craignent qu'une victoire d'Alberto Fernandez n'entraîne le retour des politiques interventionnistes de la période du kirchnérisme (2003-2015). Des analystes se demandent en outre qui gouvernerait réellement: M. Fernandez, ancien chef de cabinet de Cristina Kirchner et de son mari Nestor Kirchner (président de 2003 à 2007), ou bien Mme Kirchner, 66 ans.

Habitués aux bouleversements économiques, nombre d'Argentins se sont massés vendredi devant les banques et les bureaux de change pour acheter des dollars ou retirer leurs dépôts. M. Fernandez s'est efforcé de les rassurer. "Que les Argentins soient tranquilles, nous allons respecter vos dépôts", a-t-il déclaré, faisant allusion au spectre du "corralito", nom officieux des mesures prises en 2001 en Argentine pour mettre mettre fin à une course à la liquidité et à la fuite des capitaux.
 

AFP/VNA/CVN
Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
Les feuilles de lotus, une source d’inspiration infinie pour un jeune peintre