09/04/2018 17:26
Les participants à une Conférence internationale sous le thème "L'après-Daech (État islamique): prochains défis de lutte contre l'extrémisme et l'extrémisme violent" ont appelé dimanche 8 avril à l'instauration de stratégies pour empêcher l'exploitation des groupes extrémistes à leur profit de la révolution numérique.
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Cette conférence qui se poursuit jusqu'au 08 avril à Marrakech, réunit des académiciens, des experts et des chercheurs du monde arabe, de l'Europe et des États-Unis. Les intervenants à cette rencontre organisée par la Fondation "Mominoun sans frontières pour les études et la recherche" (Mominoun Foundation without Borders for Studies and Research) et l'Institut des recherches et études supérieures de Grenade en Espagne, ont relevé que la mondialisation et la révolution numérique ont contribué à la prolifération du phénomène "des loups solitaires", qui ont réussi à maintes fois à passer à l'action et perpétrer plusieurs attentats dans différents pays.

"Daech" représente une menace pour tous les pays.
Photo: AFP/VNA/CVN 

Dans ce sens, le directeur général de la Fondation "Mominoun sans frontières pour les études et la recherche", Mohammed El Ani, a relevé une ambigüité dans la lecture des causes et des objectifs du phénomène terroriste que ce soit les incubateurs idéologiques et culturels porteurs de l'extrémisme de la part des Musulmans ou les actions et les réactions dans le contexte occidental. Il a fait remarquer une incapacité à faire face à l'extrémisme en raison d'intérêts conflictuels et des agendas spéciaux qui exploitent ce phénomène, ce qui engendre une confusion dans les stratégies liées à la lutte contre le terrorisme.

De son côté, Mohamed Bensalah, directeur de l'Institut des recherches et études supérieures de Grenade, a estimé que les causes du phénomène terroriste englobent ce qui est politique, social, psychologique, géopolitique et idéologique, ce qui nécessite l'adoption d'une nouvelle approche à travers laquelle on peut parler de "l'après idéologie jihadiste (combattante)" située non après la débandade militaire de "Daech" mais après la régression idéologique de cette organisation.

De son côté, Jean charles Brisard du Centre analyse du terrorisme (CAT) à Paris, a fait observer que la déroute de "Daech" ne signifie nullement qu'elle ne représente plus une menace pour les pays européens, car "nous sommes dans une étape transitoire avec le redéploiement, et nous pourrons même assister à un scénario similaire à celui d'Al Qaeda, qui a commencé avec force et a reculé notamment lorsqu'il subi des défaites successives".

L'expert David Pollock, de l'Institut Washington for Near East Policy (États-Unis), a pour sa part, noté une grande prise en conscience de l'opinion publique de la région de la vérité de l'islam, notamment durant les dernières années en raison des actes abjectes des groupes "jihadistes". Il cite à titre d'exemples, et selon des études menées en partenariat avec des établissements et des chercheurs du monde islamique, "la répugnance et la méfiance populaire à l'égard de ces groupes 'jihadistes' et terroristes".

Pour Haboub Cherkaoui, chef du département antiterroriste du Bureau central marocain d'investigations judiciaires (BCIJ), "l'effondrement prévu de l'État islamique en Syrie et en Irak requiert l'adoption de stratégies sécuritaires et juridiques face aux mutations géostratégiques dans la région méditerranéenne". Il a souligné que cet effondrement constitue une sonnette d'alarme pour tous les pays de la Méditerranée, du Nord, du Sud et du monde entier.

À noter que les participants ont également discuté des politiques réussies ou exemplaires dans les réactions à l'égard des combattants étrangers retournant dans leurs pays et se sont arrêtés sur les enjeux éducatifs et les conditions socio-économiques des affiliés de cette organisation, en vue de déterminer les stratégies de lutte contre la pensée "jihadiste" extrémiste.

Xinhua/VNA/CVN
  
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