30/12/2019 14:40
Quel meilleur moment qu'un cinquantième anniversaire pour s'offrir l'épopée européenne tant attendue ? Le Paris SG, incapable de passer le cap des huitièmes de finale de Ligue des champions depuis 2016, espère briser sa malédiction grâce à Neymar, enfin à 100% de ses capacités.
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Kylian Mbappé congratule Neymar après son but, le 3e des 5 en faveur du PSG contre Galatasaray, en C1 au Parc des Princes, le 11 décembre.
Photo : AFP/VNA/CVN

Le schéma s'est souvent répété pour le PSG : premier tour quasi-parfait, performances séduisantes au match aller, puis "black out" inexplicable au retour. De la funeste "remontada" de 2017 contre le FC Barcelone (victoire 4-0 à l'aller, défaite 6-1 au retour), à l'improbable "come-back" de Manchester United l'an dernier (victoire 2-0 à l'aller, défaite 3-1 au retour), les Parisiens ont enchaîné les désillusions.

À chaque fois sans Neymar, recruté pour un montant record de 222 millions d'euros en 2017 mais privé de ces moments décisifs à deux reprises sur blessures...

De quoi désespérer autant les millions de fans du club parisien à travers le monde, toujours plus nombreux à être attirés par son positionnement glamour et "lifestyle", que ses propriétaires qataris, qui n'ont pas lésiné sur les moyens depuis 2011 pour s'offrir une constellation de stars capable de décrocher la prestigieuse C1.

Et pourtant, au moment de souffler ses cinquante bougies, supporters comme observateurs veulent croire que l'heure du cadeau est enfin arrivée pour 2020.

Si les motifs d'espoirs abondent, Paris le doit autant à sa première partie de saison réussie ("champion d'automne" en Ligue 1, 1er de son groupe de Ligue des champions devant le Real Madrid) qu'à la montée en puissance de son N°10 brésilien, aux côtés du "crack" Kylian Mbappé.

Neymar enfin fédérateur 

L'attaquant Neymar exulte après avoir inscrit le 3e des cinq buts du PSG contre Galatasaray, en C1 au Parc des Princes, le 11 décembre.
Photo : AFP/VNA/CVN

Auteur de son meilleur match de la saison contre Galatasaray (5-0) début décembre, "Ney" a démontré en l'espace de 90 minutes un condensé des qualités qu'il n'a jamais pu apporter aux mois décisifs de février-mars : des fulgurances balle au pied au service du collectif et des gestes fédérateurs au détriment de ses statistiques personnelles.

Le meilleur exemple ? Ce pénalty offert à Edinson Cavani, l'idole des supporters reléguée sur le banc et en manque de confiance, pour clore le fameux "penaltygate", source de tension entre les deux stars parisiennes depuis 2017.

"C'est un beau geste de sa part, je suis très heureux car je l'ai toujours dit : c'est un gars au grand cœur", avait salué son entraîneur Thomas Tuchel. "Le défi, c'est qu'il le montre à tout le monde. J'espère que ce sera un symbole pour l'équipe et cette saison".

Des actes aux paroles, Neymar a ensuite confirmé son bien-être retrouvé dans la capitale, quatre mois après son transfert raté au Barça.

"Pourquoi vouloir partir d'ici? J'ai encore deux ans de contrat, l'équipe continue de progresser. On se doit de rester concentré sur cette saison pour faire les choses bien et gagner le plus de titres possibles", a-t-il confié à l'hebdomadaire France Football.

"Cette saison, l'objectif, c'est la Ligue des champions", a-t-il insisté. "Je vais donner tout de ma vie sur le terrain pour que le PSG triomphe (...) Je suis persuadé qu'on peut arriver à la remporter."

"Tout le monde a appris" 

À condition de ne pas répéter les mêmes erreurs. Neuf mois après l'énième désillusion contre Manchester, la leçon a-t-elle vraiment été retenue ?

"Cette année, je pense que tout le monde a appris un peu, on va essayer d'appliquer ça dans les moments importants à venir", a confié Marquinhos dans un récent entretien.

Peut-être que ces expériences douloureuses, ces cicatrices, peuvent paradoxalement aider les hommes de Thomas Tuchel à préparer au mieux leur prochain huitième de finale contre le Borussia Dortmund (aller le 18 février, retour le 11 mars).

"Ici, on a beaucoup de pression qui arrive de l'extérieur, du pays, de la ville. Nous, il faut qu'on soit soudé, humble, tranquille. Même si on a fait de bonnes choses en début de saison, il ne faut pas qu'on pense que tout est parfait et que cela va continuer comme ça jusqu'à la fin", prévient le vice-capitaine parisien.

"Il ne faut pas qu'on entre dans une zone de confort, a-t-il prévenu. À l'entraînement, dans les matches, il faut se mettre dans une bonne mentalité, se battre du début jusqu'à la fin. C'est vraiment une question de préparation, de mental, à tous les niveaux."

Cinquante ans, c'est l'âge de la maturité ?
 
AFP/VNA/CVN
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