22/01/2022 11:25
Derrière les jardins de pêchers et de kumquats du quartier de Tu Liên, dans l’arrondissement de Tây Hô, à Hanoï, il existe depuis longtemps un marché connu pour ses produits de céramique.
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Tu Liên accueille des céramiques venues de différents villages de métiers.
Photo : CTV/CVN

Cela fait maintenant plusieurs années que le marché de la poterie de Tu Liên  sur les rives du fleuve Rouge attire beaucoup de monde. On pensait que la beauté traditionnelle de la poterie de Thang Long n’appartenait qu’au passé. Mais de façon inattendue, le quai de la poterie a été relancé.

Ici, des histoires sur la poterie et la culture dans l’ancien temps apparaissent de la manière la plus complète et la plus vraie. Le marché de la poterie est comme un miroir, aidant les habitants d’aujourd’hui à imaginer le temps animé sur un ancien marché de la capitale.

Après des recherches archéologiques sur la poterie vietnamienne, de nombreux chercheurs pensaient que la production de poterie dans l’ancienne terre de Thang Long (ancien nom de Hanoï) n’était destinée qu’au palais royal. Cependant, avec les fouilles de Hâu Lâu et en particulier les récents résultats archéologiques à la citadelle impériale de Thang Long, il est confirmé qu’elle était bien un centre de production de céramique.

De plus, d’autres preuves archéologiques de Thang Long ont également permis de découvrir de nombreux objets en céramique étrangers. La plupart étaient originaires de la Chine, du Japon, de l’Inde et même de certains pays et territoires en Asie occidentale. Ainsi, Tu Liên est cité dans de nombreuses études décrivant le secteur de la poterie de Thang Long.

Reviviscence

La nette augmentation de la demande d’utilisation de produits la céramiques vient de la renaissance de l’ancien marché de la céramique. Il s’agit également d’une bonne occasion pour des commerçants, qui s’attachent depuis longtemps à ce marché, de faire revivre un bel espace culturel de la capitale.

Ce marché attirant des commerçants venus de l’ensemble du pays, était lieu trépidant du matin au soir. Ayant eu l’opportunité d’aider ses parents à vendre de céramiques pendant des années 1980, Lê Thi Lan ne cache pas sa joie d’être retournée dans le métier il y a de cela une vingtaine d’années.

Certains villages de poterie sont situés près de la rivière, ainsi, le transport des marchandises par bateau est tout à fait pratique. Des céramiques sont apportées, par des bateaux en provenance de Dông Triêu (province de Quang Ninh) ou Phù Lang (de Bac Ninh), Bat Tràng (en banlieue de la capitale), etc. à destination de Hanoï pour les distribuer. Des céramiques sont rassemblées à Tu Liên, avant d’être vendues aux petits commerçants dans l’ensemble du pays.

Produits variés

Transport de produits de céramique à Tu Liên.
Photo : CTV/CVN

À côté des poteries vietnamiennes, Tu Liên accueille également des céramiques de la Chine, de l’Inde, etc. Chaque type de poterie a une caractéristique différente. Les céramiques chinoises sont principalement émaillées de couleurs colorées. Les céramiques Bat Tràng et Phù Lang conviennent, quant à elles, à ceux qui aiment les couleurs sombres.

"Aujourd’hui, le marché est un peu clairsemé, à cause de l’épidémie de COVID-19, de plus, il se situe au bord de la rivière sans ombre. Ce n’est que la nuit qu’il est animé par le transport des marchandises", dit le vieillard Trân Ngoc Manh.

Le week-end, beaucoup de clients y viennent. Presque tout y est disponible : des céramiques pour la décoration intérieure aux objets de culte, en passant par les objets d’art et de ménage, etc. Les visiteurs peuvent choisir eux-mêmes parmi les variétés de céramiques, dont les prix vont de quelques dizaines de milliers à des millions de dôngs pour de grands pots.

Récemment, quelques commerçants de poterie ont progressivement choisi une gamme de produits distincte pour faire concurrence à d’autres. Par exemple, la famille de Dào Ngoc Huân a choisi les céramiques de Bat Tràng et de Quang Ninh. Certains autres petits commerçants choisissent la poterie chinoise, celle de Ninh Thuân, ou Phù Lang et Bô Bat, etc.

Non seulement connu pour être un lieu de commerce et de transport des céramiques, Tu Liên est également un lieu spécialisé dans les échanges et la création des gravures suite à la demande de clients. Les petits commerçants reçoivent des modèles de gravures des clients, puis les transfèrent aux propriétaires de fours pour fabriquer des produits artistiques suite à la demande.
En raison de leur passion, certains vendeurs de poteries participent directement à la création des échantillons, ouvrant des ateliers pour produire eux-mêmes des céramiques.

"Le grand nombre de nos clients sont des acheteurs en gros. Ils commandent en grande quantité. Les prix de gros sont généralement équivalents de celui à la vente au détail dans les villages de potiers. Ainsi, l’échange de marchandises se passe très rapidement", informe Lê Thi Lan.

"Pour chaque produit, nous gagnons de 10.000 à 15.000 dôngs d’intérêt.Un petit bénéfice, mais stable. Il est important de faire exister le marché des poteries, afin que les clients puissent le considérer non seulement comme un lieu de commerce, mais aussi comme une destination culturelle", partage-t-elle.
 
Câm Sa/CVN

 
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