12/09/2016 18:00
Condamnation du Premier ministre et réunion interministérielle lundi matin 12 septembre à l’Élysée : après l'annonce par Alstom de l'arrêt de la production de trains à Belfort, l'exécutif met la pression sur le groupe industriel, dont l’État est actionnaire minoritaire, alors que l'opposition s'immisce dans le débat.
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Le président français François Hollande (gauche) et le Premier ministre Manuel Valls à l'Élysée.
Photo : AFP/VNA/CVN

"La méthode employée par Alstom est inacceptable. Nous l'avons dit cette semaine aux dirigeants d'Alstom", a déclaré le Premier ministre Manuel Valls dimanche 11 septembre.

Mais, a-t-il souligné, "nous avons déjà sauvé Alstom et nous pouvons encore sauver Alstom, à condition que les dirigeants jouent pleinement leur rôle".

Une réunion interministérielle se tiendra lundi matin 12 septembre à l’Élysée avec, autour de François Hollande et de M. Valls, le ministre de l’Économie Michel Sapin, le secrétaire d’État à l'Industrie Christophe Sirugue et le secrétaire d’État aux Transports, Alain Vidalies.

Interrogé par l'AFP, Alstom n'a pas souhaité faire de commentaire.

Le constructeur ferroviaire, confronté à une pénurie de commandes, a annoncé mercredi 7 septembre l'arrêt de sa production de locomotives sur son site historique de Belfort, qui sera "transféré" à Reichshoffen (Bas-Rhin) d'ici à 2018. Cette décision, qui a provoqué un choc dans la région, menace plus de 400 emplois. Alstom s'est tout de même engagé à soumettre aux salariés concernés "une proposition de transfert", vers d'autres sites.

Pour l'exécutif, il est hors de question d'entériner un tel scénario à quelques mois de la présidentielle de mai 2017.

La fermeture des hauts fourneaux d'ArcelorMittal à Florange (Moselle) en 2013, vécue par les salariés comme une "trahison" de François Hollande, a marqué les esprits.

M. Valls connaît par ailleurs les dégâts que peut faire ce genre d'annonces en pleine campagne. Il était chargé de la communication au cabinet de Lionel Jospin, Premier ministre de 1997 à 2002, lorsque ce dernier avait déclaré qu'il ne fallait "pas attendre tout de l’État ou du gouvernement", à propos de milliers de suppressions d'emplois chez Michelin.

Peu avant la présidentielle de 2002, où il avait été éliminé au premier tour, M. Jospin affirmait, devant l'usine LU d’Évry (Essonne), qu'"on ne peut pas imposer sa loi à chaque entreprise".

AFP/VNA/CVN
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