07/03/2019 16:45
Thomas Müller, écarté mardi 5 mars à 29 ans de l'équipe d'Allemagne après 100 sélections, a vivement critiqué la manière dont la nouvelle lui été annoncée et a été rendue publique, fustigeant le "manque de considération" de la Fédération allemande.
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L'attaquant du Bayern Munich, Thomas Müller, lors d'un match à Leverkusen, le 2 février.
Photo: AFP/VNA/CVN

Il dit ne pas comprendre le caractère "définitif" de son éviction et affirme que lui et ses deux coéquipiers du Bayern Munich, Jérôme Boateng et Mats Hummels, également mis d'office à la retraite internationale, peuvent encore "jouer au plus haut niveau".

Quelques heures plus tôt, le patron du Bayern, Karl-Heinz Rummenigge, était également monté au créneau pour critiquer le sélectionneur Joachim Löw et défendre ses joueurs stars.

"Plus j'y pense, plus la façon dont tout cela s'est passé me met en colère", déclare Müller dans un message vidéo de près de deux minutes publié mercredi  6 mars sur les réseaux sociaux.

Müller, Boateng et Hummels ont reçu mardi 5 mars à Munich la visite inattendue de Joachim Löw, qui leur a signifié personnellement leur disgrâce, près de cinq ans après leur titre mondial au Brésil 2014, et huit mois après la débâcle au Mondial en Russie.

"J'ai dormi une nuit là dessus pour laisser passer du temps. La décision soudaine du sélectionneur m'a évidemment laissé perplexe", dit Müller. "Un sélectionneur doit prendre des décisions sportives, pas de problème, je ne remets pas ça en question", ajoute-t-il.

"Mais c'est surtout le caractère définitif de la décision pour lequel je n'ai aucune compréhension. Mats, Jérôme et moi-même sommes encore en état de jouer au plus haut niveau", affirme-t-il.

"Pas des joueurs rouillés" 

"Les communiqués de la DFB et de son président (Reinhard Grindel), préparés à l'avance, étaient de mon point de mauvais goût et témoignent d'un manque de considération", poursuit Müller.

M. Grindel avait salué mardi 5 mars la détermination de Löw à mener à bien "le changement profond" nécessaire en équipe nationale.

Le premier à réagir mardi soir 5 mars avait été Jérôme Boateng, plus sobrement: "Je suis triste, parce que pour moi, représenter mon pays a toujours été ce qu'il y avait de plus grand, mais je respecte la décision du sélectionneur", avait-il twitté.

Dans la journée de mercredi 6 mars, Rummenigge a fait part de son amertume dans une interview au quotidien munichois AZ. "Löw a pris sa décision, il faut l'accepter, même si ça ne nous plaît pas", dit-il, "mais je le regrette naturellement pour nos joueurs (qui) ne sont pas ce qu'on appellerait des joueurs rouillés".

"Löw a pris ce faisant une très lourde responsabilité personnelle", ajoute Rummenigge.

Le dirigeant a notamment reproché à Löw le timing de son annonce. Cette décision est rendue publique alors que "nous entrons samedi 9 mars dans une semaine très importante, décisive pour nous avec les matches contre Wolfsburg, puis contre Liverpool et ensuite Mayence, dit-il. Les enjeux sont énormes".

Munich reçoit Liverpool mercredi prochain 13 mars en match retour de 8e de finale de Ligue des champions (0-0 à l'aller). En championnat, l'équipe est actuellement deuxième à égalité de points avec Dortmund.
 
AFP/VNA/CVN
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