21/06/2017 11:20
Le nouveau Premier ministre algérien Abdelmajid Tebboune, nommé le 24 mai, a soumis mardi soir 20 juin à l'Assemblée populaire nationale (APN) le "plan d'action" de son gouvernement, marqué par un projet de réforme des subventions de l'État aux aliments et services de base.

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Le nouveau Premier ministre algérien Abdelmajid Tebboune, le 2 février à Alger.
Photo : AFP/VNA/CVN


Le gouvernement va "lancer une large concertation (...) en vue de l'adaptation progressive de la politique des transferts sociaux" et des subventions aux produits et services de base, a annoncé le Premier ministre Abdelmajid Tebboune aux députés.

Ces transferts sociaux - aides au logement, à la santé et à l'éducation - ainsi que les subventions par l'État de produits alimentaires de base (semoule, lait, huile...) et de la fourniture d'eau et d'énergie, représentent 23,7% du PIB selon le FMI.

Ce dispositif-clé de l'économie algérienne, qui permet aujourd'hui à tous les Algériens de bénéficier de produits de base, d'eau courante et d'énergie à très bas coût, ainsi que de soins gratuits ou presque, pourrait, si la réforme aboutit, être modulé en fonction des revenus.

Rééquilibrage tarifaire

Le gouvernement entend progressivement mettre en place un rééquilibrage tarifaire de la fourniture d'eau, de gaz, d'électricité ou de fioul, pour rapprocher le prix payé par les usagers du coût réel, selon le plan d'action présenté par M. Tebboune lors d'une séance nocturne, entamée à l'issue du 'ftor', le repas de rupture du jeûne du ramadan.

Il a assuré à la Chambre basse que seraient préservés "des tarifs appropriés aux ménages à bas revenu".

Cette réforme annoncée "est une excellente mesure", a déclaré l'économiste Abderahmane Mebtoul, expliquant que ce système consommait un tiers du budget de l'État.

Mais elle devra se faire en concertation avec "les forces économiques et sociales, sinon elle échouera", a-t-il souligné.

Un haut fonctionnaire du secteur économique, ayant requis l'anonymat, a de son côté estimé ce projet "vague" et "difficilement applicable en l'état".

L'Algérie reste très largement dépendante des hydrocarbures (95% de ses recettes extérieures, 60% du budget de l'État) et subit de plein fouet la chute des cours du brut.

Le gouvernement est "conscient des limites d'une stratégie de croissance assise principalement sur la seule dépense publique", a expliqué M. Tebboune, se disant déterminé à développer "les secteurs productifs de richesses, de valeur ajoutée et d'emploi, gage de diversification de l'économie nationale fortement dépendante des hydrocarbures".

Renforcement du "climat des affaires" et poursuite des réformes du système bancaire - notamment en améliorant les possibilités de financement des micro-, petites et moyennes entreprises - sont des "objectifs-phares" du gouvernement, a-t-il assuré.

Attirer les investissements

Le gouvernement entend attirer les investissements directs étrangers - notamment ceux permettant des transferts de technologie ou le développement des exportations hors hydrocarbures - mais n'envisage pas de remettre en cause la règle 51/49, a-t-il indiqué.

Cette mesure, souvent jugée rédhibitoire par les investisseurs étrangers, contraint les entreprises étrangères s'implantant en Algérie à s'associer à un partenaire local détenant au moins 51% du capital de la société créée.

"La réforme de l'administration et la lutte contre la bureaucratie - et son corollaire la corruption - demeurent une préoccupation permanente" du gouvernement, a assuré M. Tebboune, annonçant une future "loi relative aux relations de l'administration avec les usagers".

 

AFP/VNA/CVN

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