18/01/2020 12:25
Un mois avant le Têt du Rat 2020, les villages de pêchers, de kumquats et de fleurs en banlieue de Hanoï connaissent leur plus grande effervescence. Les horticulteurs se hâtent dans l’espoir de faire de bonnes ventes pour cette saison.
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Un habitant de Tu Liên détache des feuilles des kumquats.
Photo : Thu Hà/VNA/CVN

Décorer sa maison avec un kumquat, un pêcher ou un simple vase de fleurs est devenu plus qu’une habitude des Vietnamiens lors du Têt. À Hanoï, l’arrondissement de Tây Hô est le berceau des villages où se cultivent, de génération en génération, kumquats, pêchers et fleurs. Depuis des siècles, Tu Liên et Nhât Tân sont deux noms célèbres pour ceux en quête de plantes décoratives à l’occasion de cette fête traditionnelle. En effet, il s’agit des sites séculaires les plus réputés de la capitale en termes d’arbres d’agrément en tout genre.

Le grenier des kumquats et pêchers

Cette année, la fête du Têt, la plus grande des Vietnamiens, tombe entre les 22 et 30 janvier. Depuis  fin décembre, les horticulteurs du village de pêchers de Nhât Tân s’attèlent à la cueillette des feuilles et à leurs soins afin de pouvoir vendre les arbres à temps. Situé au bord du fleuve Rouge, Nhât Tân ne possédait autrefois que des champs et terrains alluviaux. Les villageois vivaient alors essentiellement de la culture de pêchers. Ils maîtrisent à présent les techniques de soins permettant aux pêchers de fleurir juste au moment du Têt, et ce même dans des conditions climatiques instables.

La famille de Nguyên Van Chung, résidant à Tây Hô, dispose dans son jardin de 350 pieds de dào thê (pêchers en bonsaï) dont 250 ont d’ores et déjà été loués par des entreprises. Le reste sera vendu aux particuliers. "Cette année, le prix des pêchers n’a pas augmenté par rapport à l’année dernière", a-t-il informé.

Au village de kumquats de Tu Liên, une ambiance très "Têt" a déjà envahi les environs. Les plus beaux arbres sont prêts à la vente. Selon Nguyên Van Hung, propriétaire d’un jardin, à l’heure actuelle, les cultivateurs s’occupent soigneusement des fruits afin qu’ils mûrissent pour le Nouvel An. "Cette année, les clients préfèrent les kumquats bonsaïs cultivés dans des pots en céramique en forme de rat", a-t-il partagé.

Les fleurs du village de Tây Tuu sont prêts au transport au marché.
Photo : Thành Dat/VNA/CVN

En effet, l’engouement pour ces bonsaïs est devenu une tendance grandissante ces dernières années. Ainsi, de nombreux jardiniers de Tu Liên en ont préparé des milliers à cette occasion. D’après les propriétaires, on cultive les kumquats dans des pots prenant la forme de l’animal de l’année en question. Si l’année dernière, les bonsaïs étaient dans des pots en forme de cochon, cette année, ce sont les vases en forme de rat qui attireront certainement de nombreuses personnes.

"Les bonsaïs exigent beaucoup de soins, de méticulosité, d’habilité, de connaissances en termes de techniques de taille et de forme des arbres d’agrément. Le plus difficile est d’orienter les branches de manière à ce qu’elles soient en harmonie avec la forme du pot", a souligné M. Tho, propriétaire d’un jardin à Tu Liên.

Les kumquats miniatures sont âgés de deux à trois ans, avec un prix oscillant entre 2,5 et 5 millions de dôngs, selon leur taille et leur forme. Les pots, en céramique, sont commandés au village de Bat Tràng. "Cette année, le prix des kumquats n’a pas considérablement changé. Je vais acheter trois beaux bonsaïs pour décorer ma maison pour le Têt", a confié Thu Hà, une Hanoïenne.

Climat favorable et bonne saison

Même constat pour les horticulteurs des fermes florales qui accélèrent leurs travaux pour assurer les besoins des clients. Situé à une dizaine de kilomètres du centre de la capitale, le village de Tây Tuu est connu depuis de nombreuses années pour ses champs de fleurs. À l’approche du Têt, il connaît toujours un pic d’activités. Nguyên Van Phong, un villageois, a fait savoir que "pour avoir des fleurs à l’occasion du Têt, les cultivateurs doivent semer des graines dès la saison précédente. Après avoir germé, les arbres sont minutieusement soignés".

Soigner des chrysanthèmes au village de Tây Tuu. Photo : VNA/CVN

Pour obtenir une bonne récolte, les activités champêtres dépendent du climat. Bùi Van Nguôn, propriétaire d’un verger de pêchers dans la commune de Vân Tao, district de Thuong Tin, a déclaré : "Pendant le Têt, le temps est généralement chaud, ainsi, les fleurs de pêchers fleurissent rapidement. Nous devons nous en occuper en observant de près les changements climatiques afin d’adapter nos soins". 

À présent, Hanoï dispose de 5.470  ha de fleurs. La culture des roses occupe près des 33%, des chrysanthèmes, 17%, et des fleurs de pêcher, 8,15%... Ces exploitations apportent aux paysans des recettes entre 500 millions et un milliard de dông/an/ha. Hanoï fournit au marché plus d’un million de pots de fleurs et 1,2 million de plantes d’ornement.

Afin d’améliorer la qualité des produits et le rendement des jardins, les foyers ont investi dans l’application de technologies avancées. Le Service municipal de l’agriculture et du développement rural renforce la collaboration avec ses localités et paysans afin de favoriser les ventes de fleurs et arbres d’agrément en cette période festive.                                                        
Thu Hà/CVN

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