14/06/2017 16:46
Le chef du Pentagone, Jim Mattis, qui a averti mardi 13 juin que les talibans progressaient en Afghanistan, a désormais les mains libres pour décider d'un renfort militaire américain dans le pays, la Maison Blanche lui déléguant toute décision en la matière.
>>Trois soldats américains tués par un militaire afghan

Des soldats américains montent la garde près du site d'un attentat à la voiture piégée, le 31 mai à Kaboul, en Afghanistan. Photo : AFP/VNA/CVN

Les chefs militaires américains dans la région réclament depuis des mois des renforts de plusieurs milliers de soldats pour aider le gouvernement afghan à faire face à la pression des talibans.

Selon un responsable américain, le président Donald Trump a décidé de laisser Jim Mattis trancher sur ces demandes, émanant notamment du général John Nicholson, le chef des forces de l'OTAN en Afghanistan.

M. Mattis n'a jamais laissé filtrer son avis sur la question, mais il est peu probable qu'il refuse ces demandes.

Mardi, lors d'une audition au Congrès, il a ainsi estimé qu'il fallait prendre des mesures rapidement face aux progrès des talibans.

"Nous ne sommes pas en train de gagner. Nous allons corriger cela aussi vite que possible", a déclaré l'ancien général des Marines devant le Congrès.


Selon les estimations circulant à Washington, les chefs militaires régionaux demanderaient de 3 à 5.000 hommes supplémentaires.

Les militaires américains sont actuellement 8.400. Un renfort ferait repartir à la hausse les effectifs pour la première fois depuis le tournant de la décennie 2000, après des années de baisse.

Les talibans sont à l'offensive en Afghanistan et ont revendiqué une série d'attaques meurtrières, notamment contre des bases et positions militaires afghanes.

Samedi 10 juin, une attaque a tué trois soldats américains et en a blessé un autre dans le Nangarhar (Est de l'Afghanistan).

Un soldat afghan - un élément infiltré, selon les talibans - a tiré sur les soldats américains.

Les soldats américains et de l'OTAN n'ont en principe qu'une mission de formation et d'entraînement des forces afghanes, et ne participent pas aux combats, sauf exception.

Un renfort de leurs effectifs leur permettrait notamment de mieux se diffuser au sein de l'armée afghane. Il pourrait ainsi apporter leur conseil au niveau des kandak, les bataillons afghans, et non plus seulement au niveau des états-majors.

Les militaires pourraient aussi être autorisés à apporter plus de "soutien de feu" (artillerie par exemple) ou de soutien aérien aux militaires afghans.

AFP/VNA/CVN


 
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