24/11/2018 16:24
Un rassemblement aux contours incertains à Paris, appuyé par des actions en province: face à un pouvoir qu'ils jugent sourd à leurs demandes, les "gilets jaunes" lancent samedi 24 novembre "l'acte 2" de leur mobilisation contre la hausse des carburants.
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Une manifestation de "gilets jaunes", le 23 novembre à Montceau-les-Mines.
Photo: AFP/VNA/CVN

Après le succès de l'acte 1 samedi dernier 17 novembre, où 282.000 personnes ont bloqué axes routiers et sites stratégiques partout en France, suivi d'une semaine de blocages qui se sont progressivement essoufflés, les "gilets jaunes" veulent une nouvelle démonstration de force.

Les leaders informels de cette contestation, qui a essaimé sur les réseaux sociaux hors des cadres politiques et syndicaux traditionnels, ont notamment appelé à un grand rassemblement à Paris, place de la Concorde. Sur Facebook, plus de 36.000 personnes se sont déclarées "participants" à cette manifestation.

Mais le ministère de l'Intérieur et la Préfecture de police de Paris (PP) ont écarté cette possibilité pour des raisons de sécurité et proposé une alternative au Champ-de-Mars, qui "offre toutes les conditions de sécurité".

Les "gilets jaunes" ont rejeté cette hypothèse, refusant d'être "parqués" loin des lieux de pouvoir parisiens. Et aucun rassemblement n'a été déclaré en préfecture, au grand dam des autorités.

Ils ont adressé un "communiqué" à la PP, signé "Les citoyens français" et posté sur les réseaux sociaux, annonçant un "rassemblement d'individus sur initiatives personnelles", "toute la journée" dans le "quartier des Champs-Élysées".

"Une audience avec le Premier ministre ainsi que le ministre de la Transition écologique et solidaire au cours de laquelle un groupe de citoyens pourra échanger est souhaitée", ajoute cette déclaration, fournissant une adresse mail de contact.

D'autres actions sont prévues en régions, avec des rassemblements (Lyon, Lille, Toulouse, Limoges, Carcassonne...), des opération "péages gratuits" et des barrages filtrants sur des axes routiers ou des zones commerciales.

"Périmètre sécurisé"

Des "gilets jaunes" devant la sous-préfecture de Calais, le 23 novembre.
Photo: AFP/VNA/CVN

Dans ce contexte, sans interlocuteur officiellement identifié et sans déclaration formelle, les autorités maintiendront le déploiement des forces de l'ordre en vigueur "à un niveau exceptionnel" depuis une semaine, a affirmé M. Castaner. D'autant que "nous savons (....) que des réseaux d'ultradroite et d'ultragauche ont aussi décidé de se mobiliser", a-t-il ajouté.

Depuis samedi 24 novembre, le mouvement a été émaillé d'incidents qui ont fait deux morts, 620 civils et 136 membres des forces de l'ordre ont été blessées, 879 personnes interpellées et 693 placées en garde à vue, selon un bilan de la place Beauvau jeudi soir 22 novembre.

À Paris, un large "périmètre sécurisé" sera bouclé autour de l'Élysée, la Concorde, l'Assemblée nationale ainsi que de l'hôtel Matignon. "Sur ce territoire, aucune manifestation, aucun rassemblement, aucun cortège en lien avec les +gilets jaunes+ ne pourra se dérouler", a prévenu M. Delpuech.

Samedi dernier 17 novembre, des "gilets jaunes" avaient à plusieurs reprises tenté d'approcher le palais de l'Élysée.

Outre ce bouclage, "un dispositif mobile", guidé notamment par des hélicoptères, sera prêt à intervenir sur les possibles "violences, voire exactions" dans Paris et les "tentatives de blocages" du périphérique.

Un peu partout, des transports en voiture, autocar et train vers la capitale s'organisent depuis plusieurs jours.

"Si on veut se faire entendre, il faut aller à Paris. C'est là que sont les politiques. Ce qu'on fait, en province, ça ne compte pas pour eux. Ils laissent pourrir le mouvement en pensant qu'on va abandonner, mais ils se trompent et on va leur montrer samedi 24 novembre", explique Tina, 32 ans, qui montera de Peyrehorade (Landes).

"Il n'est pas certain que les montées soient massives depuis la province, les indications sont plutôt d'un autre ordre", a tempéré vendredi 23 novembre M. Delpuech.

La démonstration de force espérée aura en effet également lieu en province, berceau de cette contestation, où des opérations parfois annoncées comme "spectaculaires" sont prévues.

De nombreux "gilets jaunes" ont annoncé qu'ils préfèreront rester dans leurs régions, faute de moyens ou par crainte d'éventuelles échauffourées à Paris.

Certaines préfectures ont pris des dispositions spéciales, comme à Bordeaux où les "cortèges, défilés et manifestations" des "gilets jaunes" dans le centre de Bordeaux ont été interdits.
AFP/VNA/CVN
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