21/07/2020 16:21
Fumée blanche à Bruxelles : au terme d'un sommet marathon, les dirigeants européens sont parvenus mardi 21 juillet à l'aube à un accord sur le plan de relance qui doit permettre à leurs économies de rebondir face à l'épidémie de coronavirus qui a franchi la barre des 80.000 morts au Brésil.
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Une patiente atteinte du COVID-19 dans un hôpital de Mexico, le 20 juillet.
Photo : AFP/VNA/CVN

Il aura fallu au total plus de quatre jours et autant de nuits de discussions parfois tendues pour que les chefs d'État et de gouvernement des 27 pays de l'Union européenne s'accordent sur les modalités de ce plan massif de relance de 750 milliards d'euros.

"Deal !", a tweeté le président du Conseil européen Charles Michel à 03h31 GMT. De son côté le président français Emmanuel Macron a salué un "jour historique pour l'Europe".

Fruit d'intenses tractations, l'accord final revoit à la baisse la part de subventions dans le plan de relance, un geste en direction des pays dits "frugaux" (Pays-Bas, Suède, Danemark, Autriche rejoints par la Finlande).

Le montant de ces subventions a été fixé à 390 milliards, contre les 500 milliards prévus au départ et défendus par Berlin et Paris au nom de la solidarité européenne envers les pays comme l'Italie et l'Espagne, les plus durement touchés par le virus.

Flambée infectieuse en Floride 

L'épidémie qui a fait selon le dernier décompte de l'AFP au moins 606.605 morts et contaminé plus de 14.528.490 personnes, continue de progresser.

Aux États-Unis, plus de 60.000 nouveaux cas de contamination au coronavirus en l'espace de 24 heures ont été recensés pour le septième jour consécutif.

La flambée des infections est particulièrement importante dans le Sud et l'Ouest du pays ou encore en Floride où il ne restait plus lundi 20 juillet que 18% des lits disponibles dans les services de soins intensifs.

Signe que la situation ne fait qu'empirer dans le pays, Donald Trump a fait savoir qu'il allait reprendre ses conférences de presse quasi quotidiennes sur l'épidémie, exercice auquel il se pliait en avril, lorsque le nombre de morts était au plus haut aux États-Unis.

"Je les faisais et nous avions beaucoup de personnes qui regardaient, des audiences record dans l'histoire de la télévision câblée, et c'était incomparable", a déclaré le milliardaire new-yorkais, ancienne star de la téléréalité, en ajoutant qu'il s'agissait d'un "très bon moyen d'informer les gens".

Bilan mondial de la pandémie de nouveau coronavirus, au 20 juillet à 11h00 GMT. Photo : AFP/VNA/CVN 

Le président américain a par ailleurs défendu le port du masque - une première depuis le début de l'épidémie, évoquant un geste "patriotique" et apparaissant masqué sur une photo publiée sur son compte Twitter.

Record en Argentine 

Le tableau est également toujours sombre en Amérique du Sud, surtout au Brésil, deuxième pays le plus touché dans le monde derrière les États-Unis, et où le cap des 80.000 morts du coronavirus a été franchi lundi 20 juillet. Le nombre de cas confirmés de contamination s'élève désormais à plus de 2,1 millions.

Le bilan réel pourrait toutefois être nettement plus lourd selon la communauté scientifique qui pointe un nombre insuffisant de tests dans ce pays dont le président, Jair Bolsonaro, a contracté le virus tout comme plusieurs membres de son gouvernement, et se trouve en quarantaine.

L'Argentine de son côté a enregistré un chiffre record de 113 morts en 24 heures, et les autorités sanitaires en Bolivie font état d'une "escalade très rapide" du virus notamment à La Paz.

Dans la capitale bolivienne, des malades meurent à leurs domiciles ou aux portes des hôpitaux qui sont saturés, selon des témoignages publiés sur les réseaux sociaux.

En Colombie, le président Ivan Duque a préparé les esprits en prévenant ses concitoyens qu'ils auraient à vivre avec le virus pendant encore "au moins un an" et excluant toute levée du confinement dans l'immédiat en dépit de son impact négatif sur l'économie.

La situation sanitaire en Afrique suscite également l'inquiétude. Certes, avec plus de 15.000 morts, le continent est le deuxième le moins endeuillé par cette maladie avec l'Océanie.

Mais pour l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'Afrique du Sud, qui a dépassé à elle seule dimanche 19 juillet les 5.000 décès, "risque d'être un précurseur de ce qui va se passer dans le reste de l'Afrique", a dit un responsable de l'agence onusienne lundi.

Au Moyen-Orient, le Liban connaît également une recrudescence des cas de contamination avec l'allègement des mesures de confinement. Et pour la première fois lundi 20 juillet, un médecin urgentiste, âgé de 32 ans, est mort du coronavirus.

Lueur d'espoir 

Un soignant vérifie la température d'un client dans un maché de Villa Nueva (Guatemala), le 20 juillet. Photo : AFP/VNA/CVN 

Dans ce contexte de reprise de l'épidémie ou d'apparition de nouveaux foyers, la question du vaccin contre le COVID-19 s'annonce donc toujours aussi cruciale. 

Apportant une lueur d'espoir, les résultats des deux essais cliniques distincts - un britannique et un chinois - ont été publiés lundi dans la revue médicale britannique The Lancet.

Le premier, réalisé par l'université d'Oxford en partenariat avec AstraZeneca, a généré "une forte réponse immunitaire" dans un essai sur plus de 1.000 patients, tandis que le second, soutenu par CanSino Biologics, a provoqué une forte réaction en termes d'anticorps dans un autre essai chez la plupart des quelque 500 participants.

Aucun des deux projets n'a enregistré d'effets indésirables graves, mais des essais sur un nombre de participants plus important doivent encore avoir lieu, avant d'envisager leur commercialisation.

Un autre laboratoire britannique, Synairgen, a présenté lundi 20 juillet les résultats d'un médicament baptisé SNG001 qui réduirait de 79% le risque de développer une forme sévère de COVID-19 - mais il n'a été testé que sur un échantillon très réduit de patients (101).

D'ici là, plusieurs pays ont renforcé leurs mesures sanitaires à l'image de la France où le port du masque est obligatoire depuis lundi 20 juillet dans les lieux publics clos.

"Ça ne change rien du tout pour moi, je le portais en lieux clos tout le temps. Je trouve que la mesure arrive trop tard, il aurait fallu que ce soit obligatoire dès le déconfinement... Mais mieux vaut tard que jamais", estime Ilyas Mekkaoui, étudiant arpentant le Forum des Halles à Paris.

AFP/VNA/CVN
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