23/11/2020 09:14
Les dirigeants du G20 ont promis dimanche 22 novembre de "ne reculer devant aucun effort" pour garantir un accès équitable aux vaccins contre le COVID-19, un volontarisme toutefois tempéré par des déclarations d'Angela Merkel notamment, "inquiète" de la lenteur des avancées en la matière.
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Des journalistes dans une salle de presse vide pour la couverture du G20, à Ryad en Arabie saoudite le 20 novembre. Photo : AFP/VNA/CVN

"Nous ne reculerons devant aucun effort pour assurer l'accès abordable et équitable (aux vaccins, tests et traitements, NDLR) de tous", écrivent-ils dans leur déclaration finale.

Le sommet des 20 plus grandes puissances économiques mondiales s'est tenu sous un format virtuel qui lui enlève beaucoup de son éclat, et sous la présidence de l'Arabie saoudite, ce qui a suscité de vives critiques des organisations de défense des droits humains.

Alors que la pandémie a tué près d'1,4 million de personnes dans le monde, les présidents ou chefs de gouvernement promettent de "combler les besoins de financement encore existants" pour assurer que les vaccins ne bénéficient pas qu'aux pays les plus riches, au moment où eux-mêmes mettent déjà sur les rails des campagnes de vaccination à grande échelle.

Les États-Unis ont annoncé dimanche 22 novembre qu'ils espéraient commencer la leur avant la mi-décembre.

Au moins 4 milliards d'USD en urgence 

Le Center for Global Development a calculé que les pays riches avaient déjà réservé 1,1 milliard de doses du futur vaccin de Pfizer/BionTceh, l'un des plus avancés, sur un total annoncé de 1,3 milliard de doses produites l'an prochain.

Les Nations unies, redoutant l'apparition d'un "nationalisme vaccinal", appellent à trouver en urgence 4,2 milliards d'USD pour garantir, sous la conduite de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), un accès équitable au vaccin. Un montant sur lequel le G20 ne s'est pas expressément engagé.

Une photo des leaders du G20 est projetée sur un site historique près de Ryad, en Arabie saoudite, le 20 novembre. Photo : AFP/VNA/CVN

La chancelière allemande Angela Merkel, au pouvoir depuis exactement 15 ans dimanche 22 novembre, s'est dite "inquiète que rien n'ait été encore fait" concrètement pour assurer la vaccination dans les pays pauvres.

"Il faut plus de financements", a souligné après le sommet la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Le président français Emmanuel Macron a lui appelé ses homologues à "aller plus loin plus vite", selon l'Élysée, en faisant don de doses, en nouant des partenariats industriels ou encore en partageant la propriété intellectuelle.

L'ONG Oxfam a elle critiqué un "décalage total entre les appels (des Européens notamment) à faire du vaccin un +bien public mondial+ et la course au vaccin qu'ils entretiennent".

Dette 

Autre sujet sur lequel le G20 était attendu : la dette des pays pauvres, qui flambe en raison du cataclysme économique engendré par la pandémie.

Les dirigeants du G20 "promettent de mettre en œuvre" une initiative de suspension du service de la dette déjà adoptée, qui permet aux pays pauvres de différer jusqu'en juin 2021 le paiement des intérêts.

Mais alors que les Nations unies espéraient que ce délai soit étendu jusqu'à la fin 2021, le G20 s'en remet à ses ministres des Finances pour "examiner" cette question au printemps prochain.

Au-delà de la pandémie, "on s'est mis d'accord sur un langage commun sur le climat, le commerce, les investissements. C'est très important car, lors des derniers sommets, on n'arrivait pas à produire un communiqué final qui soit soutenu par tout le monde", s'est réjoui le secrétaire général de l'OCDE Angel Gurria.

AFP/VNA/CVN
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