01/04/2020 16:06
La Bourse de New York a terminé dans le rouge mardi 31 mars le pire trimestre depuis 1987 pour le Dow Jones et depuis 2008 pour le S&P 500, alors que la pandémie de coronavirus continue de hanter les investisseurs.
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La Bourse de New York à Wall Street, le 23 mars à New York City.
Photo : AFP/VNA/CVN

Le Dow Jones Industrial Average a cédé 1,84% pour finir à 21.917,16 points, ce qui représente une baisse de 13,7% sur le mois et de 23% depuis le début de l'année. Sur le trimestre, l'indice vedette de Wall Street a été lesté par la chute de quelques-unes de ses valeurs phares, à commencer par le constructeur aéronautique Boeing (-54%) ou la major pétrolière Chevron (-46%).

L'indice élargi S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street, a baissé de 1,60% mardi 31 mars, pour clôturer à 2.584,69 points. Il s'affiche ainsi en baisse de 12,5% en mars, de 20% depuis début 2020. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a reculé mardi de 0,95% à 7.700,10 points. Son repli, de 10% sur le mois, de 14% sur le trimestre, est moins prononcé. Les indices avaient pourtant débuté la séance dans le vert avant d'hésiter, puis de s'enfoncer au fur et à l'approche de la clôture.

Pour Karl Haeling de LBBW, aucune nouvelle spécifique ne justifiait a priori cette évolution en dents de scie, si ce n'est que les investisseurs s'attendaient peut-être à des ajustements de portefeuilles plus marqués en cette fin de trimestre. "La tendance sera probablement dominée dans les prochains jours par les estimations sur la durée de la pandémie", estime-t-il. "On pourra, paraît-il, voir l'économie reprendre vraiment son activité deux semaines après une baisse substantielle des nouveaux cas. Tout cela est sujet à interprétation", remarque M. Haeling.

Ce qui semble faire peu de doute en revanche aux yeux des investisseurs, c'est le fait que l'économie américaine est entrée en récession. La question est de savoir dans quelle mesure les actions prises par le gouvernement et la banque centrale vont permettre d'en atténuer les effets et d'en limiter la durée. Dans le monde, plus de 3,6 milliards de personnes, soit 46,5% de la population, sont appelées ou contraintes par leurs autorités à rester confinées chez elles. Plus de 820.000 cas d'infection ont été diagnostiqués dans 185 pays et territoires depuis l'apparition du virus en décembre en Chine, et la maladie a fait plus de 40.000 morts.

Reprise de l'activité en Chine

Signes positifs toutefois, la Chine a fait part d'une reprise inattendue de l'activité dans les secteur manufacturier et des services en mars, et les prix du pétrole se sont stabilisés après avoir atteint lundi leur plus bas niveau depuis 18 ans. Les indicateurs américains du jour étaient pour leur part mitigés.

L'activité économique dans la région de Chicago est ainsi restée en récession en mars pour le neuvième mois d'affilée mais de façon moins prononcée que prévue par les analystes. De la même façon, la confiance des consommateurs aux États-Unis s'est nettement détériorée en mars en raison de la propagation du nouveau coronavirus, selon l'indice du Conference Board, publié mardi, mais moins qu'attendu.

Parmi les valeurs du jour, le groupe agroalimentaire Conagra a pris 3,93%. À l'occasion de la publication de ses résultats pour le trimestre fiscal se terminant le 23 février, l'entreprise a souligné avoir constaté "une demande accrue dans ses ventes aux particuliers liée à la pandémie de COVID-19" et a en conséquence estimé qu'elle dépasserait ses prévisions pour l'ensemble de l'année fiscale. Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine reculait légèrement, et évoluait à 0,663% contre 0,726% lundi 30 mars à la clôture.

AFP/VNA/CVN

 

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