12/04/2021 13:40
Une nouvelle éruption volcanique a été signalée dimanche matin 11 avril sur l’île caribéenne de Saint-Vincent dans les Petites Antilles, déjà recouverte d’un épais tapis de cendre et qui connaissait d’importantes coupures d’électricité.
>>L'île de Saint-Vincent sous d'épaisses cendres après l'éruption de son volcan
>>L'éruption volcanique s'étend avec une nouvelle source de lave

Une route et la végétation recouvertes de cendres après l'éruption du volcan de la Soufrière, le 10 avril à Saint-Vincent, dans les Petites Antilles.
Photo : AFP/VNA/CVN

Endormi depuis plus de 42 ans, le volcan de la Soufrière s’est réveillé vendredi 9 avril, provoquant l’évacuation d’environ 16.000 habitants.

Le nuage de cendres a commencé à se déplacer vers l’est à environ 175 km de distance, s’approchant de l’île voisine de la Barbade où les habitants ont été invités à rester chez eux, selon l’Agence caribéenne de réponse aux urgences.

L’île, peuplée d’environ 110.000 habitants, semblait recouverte de neige en raison de l’épaisseur des retombées de cendre, a indiqué le site d’informations news784.com.

L’Organisation nationale de gestion d’urgence (NEMO) a noté "un autre événement explosif" tôt dimanche 11 avril avec "la majorité du pays couverte de cendre et sans électricité".

La phase éruptive pourrait durer encore plusieurs jours, voire des semaines, selon le Centre de recherche sismologique de l’Université des Indes Occidentales (UWI) de Trinidad-et-Tobago, un autre archipel caribéen, qui a conseillé aux résidents de tout faire pour éviter de respirer la cendre.

Le Premier ministre Ralph Gonsalves a annoncé samedi 10 avril que l’eau courante avait été coupée dans la grande majorité du pays, dont l’espace aérien a été fermé du fait des cendres. Plus de 3.000 personnes ont par ailleurs passé la nuit dans des abris.

"Nous faisons face à une énorme opération", a souligné le responsable en décrivant les multiples défis posés par l’éruption du volcan : couche épaisse de cendres, coupures d’eau, fermeture de l’espace aérien, pollution atmosphérique, risque de pillages dans les zones évacuées...

"Nous allons y arriver, mais un peu de patience", a-t-il lancé à ses concitoyens : "respectons l’ordre et la discipline!"

Le Premier ministre a ajouté être en contact avec plusieurs pays qui souhaitent apporter leur aide. Le Guyana et le Venezuela ont d’ores et déjà fait appareiller des navires avec de l’aide d’urgence, a-t-il précisé.

Un bateau venu des îles Barbades est arrivé samedi matin 10 avril à Kingstown, selon les médias locaux.

Pas d’éruption depuis 1979

Une première éruption explosive s’est produite vendredi matin 9 avril, provoquant des colonnes de fumée jusqu’à 8 km de haut, suivie d’une seconde plus petite.

Carte localisant le volcan de La Soufrière dans le nord de l'île Saint-Vincent.
Photo : AFP/VNA/CVN

La Soufrière - à ne pas confondre avec la Grande Soufrière en Guadeloupe - n’avait pas connu d’éruption depuis 1979. La plus dévastatrice, en 1902, avait fait plus de 1.000 victimes.

"Les retombées de cendres extrêmement importantes et les fortes odeurs de soufre atteignent désormais la capitale", Kingstown au sud de l’île, a tweeté samedi l’agence locale de réponse aux urgences, en invitant les personnes ayant des problèmes respiratoires à rester calfeutrées.

"Il règne un silence de mort à l’extérieur", a décrit Vynette Frederick, qui vit dans cette grande ville dont le sol, les bâtiments et les véhicules étaient recouverts d’une fine couche de poussière blanchâtre.

Plus au nord sur l’île, Zen Punnett assure que les choses se sont calmées après la panique initiale provoquée par les ordres d’évacuations dans la nuit du 8 au 9 avril.

"La situation a empiré, nous préférons rester à l’intérieur", a-t-elle expliqué.

Certaines personnes vaccinées contre le COVID-19 pourront être accueillies dans des pays voisins, a précisé M. Gonsalves, en louant l’aide régionale et internationale apportée à son archipel.

L’Agence de gestion de crise a posté des photos montrant un navire de gardes-côtes évacuant les résidents qui avaient initialement refusé de quitter la zone, dans une brume grise crayeuse.

Selon les autorités, la plupart des personnes vivant dans la zone rouge ont été évacuées dès vendredi 9 avril.

La police des Saint-Vincent et Grenadines a par ailleurs lancé un appel samedi 10 avril afin de demander de cesser canulars téléphoniques sur les numéros d’urgence

"Nous sommes au milieu d’un exercice sérieux afin de garantir la sécurité et d’aider les personnes concernées par l’éruption, ces appels irresponsables détournent des moyens nécessaires aux besoins actuels".
 
AFP/VNA/CVN
Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
L’art au cœur du développement urbain de Hanoi

Un hôtel à Phu Yên parmi les meilleurs au monde Le magazine de voyage américain Travel and Leisure a nommé l’hôtel Zannier Bai San Hô, dans la province de Phu Yên, parmi les 73 meilleurs hôtels du monde en 2021. C'était le seul hôtel vietnamien à faire partie de cette liste compilée par les rédacteurs dudit magazine.