29/06/2017 08:39
À Raqa, des enfants sont sortis timidement dans la rue dans un quartier encore tenu par le groupe État islamique (EI). Voyant au loin des hommes armés leur adressant un signe amical, ils ont convaincu leurs parents que la voie était libre pour fuir.

>>À Raqa, la force antijihadiste préfère le combat de nuit face à l'EI
 

Des Syriens, qui ont fui les zones sous le contrôle de l'EI à Raqa, rassemblés le 27 juin dans la banlieue de Jazra. Photo : AFP/VNA/CVN


Ahmad Chaabo, un des 20 civils parvenu à s'échapper mardi 27 juin d'un quartier de Raqa, raconte comment grâce aux enfants, lui et d'autres ont évité la mort au milieu des combats opposant l'EI aux Forces démocratiques syriennes (FDS), qui tentent de s'emparer de cette place forte des jihadistes avec le soutien des États-Unis.

"Nous étions complètement assiégés et les jihadistes ne nous laissaient pas sortir", raconte Ahmad, 35 ans, assis sur un trottoir, sa petite fille dans les bras.

"Dès qu'on pointait le bout du nez dehors, les tireurs embusqués nous guettaient. Ils m'ont tiré dessus une fois, alors que je cherchais de l'eau avec des amis", se souvient cet homme, qui se trouve désormais en sécurité à Jazra, banlieue ouest de Raqa.

Bloqués à al-Dariya, quartier de l'ouest de la ville, Ahmad et les autres civils savaient mardi 27 juin que les FDS étaient proches, à la lisière de ce secteur.

"Les enfants sont allés inspecter la rue pour voir s'il y avait moyen de sortir. Ils (les combattants des FDS) les ont vus et les ont hélés", poursuit encore Ahmad, pourtant un foulard noir autour du cou.

"Un enfant est revenu ensuite vers nous pour nous dire qu'on pouvait sortir", dit-il. Heureusement pour lui et ses voisins, aucun jihadiste n'était en vue.

À ses côtés, des femmes, des enfants et des hommes âgés, ont l'air exténué. Certaines mères de famille ont les yeux embués de larmes, le visage marqué par l'angoisse, même si les rescapés sont soulagés d'avoir échappé au pire.

Des femmes portent des abayas colorées, contrairement à celles noires imposées par l'EI dans les territoires qu'il contrôle en Syrie et en Irak.

 

AFP/VNA/CVN

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