15/07/2016 10:35
Le feu d'artifice venait à peine de s'achever à Nice, quand un mouvement de panique se déclenche. Un camion vient de foncer dans la foule, faisant au moins 75 morts, le soir du 14 juillet dans cette ville du Sud-Est de la France.
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Le camion qui afoncé sur la foule à Nice, le 14 juillet. Photo : AFP/VNA/CVN

Devant le Palais de la Méditerranée, un luxueux complexe hôtelier, le camion blanc, dont le conducteur a été abattu, était immobilisé, quelques heures après l'attaque, les pneus crevés, la porte passager criblée d'impacts de balles, a constaté un correspondant.

Sur la Promenade des Anglais, qui longe la Méditerranée et attire les touristes du monde entier, des dizaines de corps sont alignés, recouverts d'un drap blanc, autant de victimes du poids lourd.

Quelques minutes après la fin du feu d'artifice tiré à l'occasion de la Fête nationale, aux alentours de 23h00 (21h00 GMT), le véhicule a foncé dans la foule, au milieu des touristes et des Niçois qui s'apprêtaient à rentrer chez eux, a constaté un autre journaliste présent au moment de l'attaque.

"J'ai dû me protéger le visage pour éviter d'être touché par des débris", a décrit Robert Holloway, soulignant avoir vu plusieurs personnes fauchées par le camion dans une ambiance de "chaos". "Il était à une centaine de mètres de moi, j'ai eu à peine quelques secondes pour me dégager", a-t-il encore ajouté.

"Il régnait une grande confusion. Je ne me souviens pas d'avoir vu le camion avancer", a témoigné sur l'Australian Broadcasting Corporation Emily Watkins, une Australienne présente à quelques dizaines de mètres du camion au moment de l'attaque.

"On entendait beaucoup de cris venant de l'endroit où était le camion, les gens couraient vers nous et sans vraiment savoir ce qu'il se passait, on s'est retournés et on s'est mis à courir aussi", a-t-elle poursuivi.

"En courant, on a entendu ce que j'ai pris à ce moment-là pour des feux d'artifice ou des pétards", a-t-elle aussi ajouté : "Les gens trébuchaient, essayaient de rentrer dans le hôtels, les restaurants, les parkings, partout où ils pouvaient éviter d'être dans la rue".

Très vite après l'attaque, qualifiée d'"attentat" par les autorités locales et pour laquelle la section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie, de multiples rumeurs courent les rues de la ville. Une prise d'otages est évoquée, dans tel ou tel restaurant, des mouvements de panique se répètent. La place Masséna, en plein centre de Nice, est bouclée, la Promenade des Anglais également.

Finalement, le ministère de l'Intérieur assure qu'aucune prise d'otages n'a eu lieu, même si les circonstances et les détails de l'attaque restaient flous vers 01h30 vendredi 15 juillet.

Dans un immeuble à proximité de la Promenade des Anglais, des dizaines de personnes sont recueillies par une gardienne. Un restaurateur dont l'établissement est pourtant situé à une certaine distance des lieux de l'attaque s'étonne auprès de l'AFP d'avoir vu débarquer des personnes "traumatisées" chez lui. "Tout le monde a eu très peur", confie-t-il à l'AFP par téléphone.

Vers 01h30, des dizaines de camions de pompiers et de véhicules de secours étaient encore déployés sur la Promenade des Anglais, où était aussi posé un hélicoptère de la sécurité civile.
 
AFP/VNA/CVN
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