04/10/2020 16:38
Sans les rayons de soleil printaniers et les températures agréables qui vont avec, la terre battue parisienne est rendue plus lourde et plus lente par l'humidité et la fraîcheur automnales, et les conditions de jeu sont transformées. Voyage dans un "Roland-Garros différent".
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L'Autrichien Dominic Thiem, lors de son match contre l'Américain Jack Sock, le 30 septembre 2020 à Roland-Garros. Photo : AFP/VNA/CVN

"Il n'y a pas de secret, tous les joueurs le ressentent : c'est le début de l'automne, la semaine dernière il faisait beau, mais cette semaine, c'est pluvieux, avec entre douze et quinze degrés, et les courts sont super lents, lourds. Et les balles deviennent grosses", décrit le Russe Karen Khachonov, N.16 mondial et quart-de-finaliste sur la terre battue parisienne en 2019.

Dans ce qu'il avait qualifié de "conditions les plus difficiles (qu'il avait) jamais connues à Roland-Garros" en amont de la quinzaine, Rafael Nadal ciblait notamment la météo exécrable - froid, pluie et vent - et ces nouvelles balles, qu'il avait décrites comme des "pierres" potentiellement dangereuses pour coude et épaule.

Quelle que soit la balle utilisée toutefois, dans ces conditions automnales, elle voyage moins vite, et ça devient plus compliqué de faire la différence. Elle traduit aussi moins certains effets que lui impriment les joueurs. En particulier, elle rebondit moins haut sous le lift, habituellement l'arme de destruction massive N.1 de Nadal Porte d'Auteuil.

Patience exigée

Résultat : "c'est difficile de réussir des coups gagnants, il faut beaucoup plus construire les points", résume Khachanov, en anticipant un tournoi avec "plus de rallyes" et "encore plus physique que d'habitude". Face à ce climat inhabituel, certains, comme Berretini ou Petra Kvitova (11e), ont diminué la tension de leur cordage. L'idée : en augmenter l'effet trampoline, pour gagner en puissance, quitte à perdre en contrôle.

Cogneurs et petits gabarits

On connaît au moins un spécimen, aux lourdes frappes de fond de court, qui aime avoir du temps pour décocher ses coups surpuissants, qui y trouve tout à fait son compte: Dominic Thiem.

"En Autriche, on a beaucoup de jours comme ça. Et quand j'étais junior et quand je jouais des Futures (la 3e division du tennis, ndlr), en mars en Croatie ou en République tchèque par exemple, il y avait beaucoup de tournois dans des conditions similaires. Dix, quinze degrés, des balles lourdes, se remémore Thiem. Ce n'est vraiment pas nouveau pour moi".

"J'adore quand le court n'est pas trop rapide et que j'ai du temps (pour poser mon jeu) en fond de court", poursuit-il. Le petit gabarit de Diego Schwartzman (1,70 m), tombeur de Nadal à Rome en soirée dans des conditions similaires à ses yeux, s'en réjouit aussi car "la balle ne rebondit pas trop haut".

C'est plus délicat pour les gros serveurs. "Ils ne peuvent pas générer beaucoup de puissance et de lift, ou mettre beaucoup de +kick+", décrypte la Grecque Maria Sakkari (24e).
AFP/VNA/CVN
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