02/11/2020 11:27
À deux jours de la présidentielle américaine, Donald Trump a encore emballé un peu plus dimanche 1er novembre le rythme de sa campagne pour tenter de rattraper son rival démocrate Joe Biden, concentré lui sur un État crucial, la Pennsylvanie.
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Le président américain Donald Trump s'exprime devant les journalistes à son arrivée à Charlotte, en Caroline du Nord, le 1er november.
Photo : AFP/VNA/CVN

"Nous allons gagner quatre ans de plus dans notre magnifique Maison Blanche !", a lancé le président-candidat Donald Trump devant une marée de casquettes rouges Make America Great Again, à Hickory, en Caroline du Nord, troisième étape d'une journée qui en compte cinq.

De son côté Joe Biden, s'est rendu en Pennsylvanie, entouré de responsables religieux, pour mobiliser les électeurs de cet autre État-pivot.

"Encore deux jours ! Dans deux jours, nous mettrons fin à cette présidence qui a divisé notre pays", a-t-il lancé, avant de souligner le rôle décisif que cet État pourrait jouer.

"La dernière fois (en 2016), Donald Trump a gagné la Pennsylvanie avec une avance de seulement 44.000 voix (sur un total de plus de 6 millions de voix), a-t-il rappelé. "Chaque vote compte !", a-t-il martelé.

Aucun signe de fatigue 

À 74 ans, un mois après son infection au COVID-19 et d'innombrables meetings de campagne, Donald Trump ne montre aucun signe de fatigue, bien au contraire.

Réunis sous la neige, emmitouflés dans des tenues à l'effigie du 45e président, les supporteurs de Donald Trump ont crié ses louanges dans le Michigan. "On t'aime! on t'aime !"

Joe Biden (gauche) et Donald Trump lors de meetings de campagne en octobre.
Photo : AFP/VNA/CVN

Donald Trump avait remporté cet État-clé, ancien cœur de l'industrie automobile américaine, avec moins de 11.000 voix d'avance en 2016.

"Le vent m'arrive directement dans le visage et c'est difficile de respirer", a-t-il plaisanté à la foule, muni d'épais gants noirs et de sa célèbre casquette rouge pour braver le froid. Avant d'esquisser, dans ce qui est désormais un rituel à la fin de chaque discours, quelques pas de danse au son de "Y.M.C.A" de Village People.

Lundi 2 novembre, l'ancien présentateur de télé-réalité doit participer également à cinq meetings, dans quatre États.

Donald Trump, qui puise son énergie dans ces rassemblements, occupe le terrain et se plaît à minimiser la gravité du COVID-19, alors même que le nombre d'infections dans le pays continue de battre des records.

Graphique montrant les nouveaux cas et décès du COVID-19 aux États-Unis, au 1er novembre.
Photo : AFP/VNA/CVN

La pandémie de COVID-19 a déjà fait plus de 230.000 morts aux États-Unis.

À l'opposé de son adversaire, Joe Biden respecte scrupuleusement les gestes barrières et mesures de précaution, au point d'être accusé par l'équipe Trump, qui relaie des interrogations sur sa forme physique et mentale, de se "cacher dans son sous-sol".

Les sondages donnent l'avantage au démocrate.

Mais les observateurs répètent régulièrement leurs appels à la prudence, pointant pour exemple le scrutin de 2016, où Donald Trump avait créé l'une des plus grandes surprises de l'histoire politique américaine, en battant Hillary Clinton.

Une enquête d'opinion du New York Times et du Siena College publiée dimanche 1er novembre montre le démocrate en avance sur Donald Trump dans quatre États décisifs, tous remportés par le républicain en 2016 : Pennsylvanie, Arizona, Floride et Wisconsin.

Climat tendu 

Signe de la tension qui règne dans le pays à l'approche du scrutin, des commerces de plusieurs villes américaines, dont New York et la capitale Washington, se barricadaient par crainte de manifestations qui dégénéreraient.

"Il va y avoir de la pagaille dans notre pays", a prédit Donald Trump samedi 31 octobre. Et le président n'a pas rassuré en refusant à plusieurs reprises de dire clairement qu'il respecterait les résultats du 3 novembre.

Interrogé sur les spéculations dans les médias américains concernant la possibilité qu'il se déclare vainqueur mardi soir 3 novembre si les résultats sont indécis, Donald Trump a démenti.

Le candidat démocrate Joe Biden lors d'événements dans le Delaware et l'Iowa, le 30 octobre.
Photo : AFP/VNA/CVN

"Non, non, c'est une fausse information", a-t-il affirmé à sa descente d'Air Force One en Caroline du Nord. "Dès que l'élection sera terminée, nos avocats seront prêts", a-t-il cependant pris soin d'ajouter.

"Ma réponse est que le président ne va pas voler cette élection", a de son côté affirmé Joe Biden.

Selon le New York Times, le président a l'intention d'organiser une soirée élections dans les salons de la Maison Blanche et envisagerait d'accueillir jusqu'à 400 invités.

L'équipe de campagne de Joe Biden a annoncé qu'il s'adresserait à la nation le soir de l'élection, ce qu'Hillary Clinton n'avait pas fait lors de sa défaite, il y a quatre ans.

L'ancien président Barack Obama, très présent dans cette dernière ligne droite, se rendra lundi 2 novembre à Atlanta, en Géorgie, et à Miami, en Floride, pour faire soutenir la candidature de celui qui fut son vice-président pendant huit ans.

Plus de 93 millions d'Américains ont déjà voté à la présidentielle, laissant présager d'une participation record.

AFP/VNA/CVN

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