20/09/2018 07:30
Évoquer la naissance du Courrier du Vietnam, c’est comme revenir à une époque totalement étrangère à la nôtre sans Internet, téléphone portable, DVD... De quoi jouer au jeu: il y avait - il n’y avait pas en 1993? Avis de lecteurs fidèles.
>>Le Courrier du Vietnam, un exemple dans la presse francophone d’Asie-Pacifique
>>Le Courrier du Vietnam en images
>>25 ans: l’âge adulte

"Garder un lien fort avec la communauté francophone

Anne Lange, déléguée générale des Gouvernements de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Wallonie  au Vietnam, accréditée auprès du Cambodge et du Laos

Mme Anne Lange.
Photo: NVCC/CVN

"Le  Courrier du Vietnam, seul journal en langue française dans ce pays, propose chaque semaine une série d’articles des plus intéressants. Cet hebdomadaire traite de l’actualité dans bien des secteurs. Un accent est mis sur les informations culturelles et touristiques, notamment sur les richesses du patrimoine et des cultures du Vietnam. Les reportages concernant les traditions, coutumes, style de vie des Vietnamiens, permettent de découvrir plus en profondeur ce fascinant pays d’Extrême-Orient. De même sa rubrique spéciale dédiée au tourisme, donne des informations pratiques et bien utiles sur les fêtes et les sites pittoresques ou historiques du pays, dont plusieurs sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Grâce à son édition en ligne, un très large public peut aisément découvrir de nombreuses informations sur le Vietnam, membre fondateur de la Francophonie tout comme la Fédération Wallonie-Bruxelles. 

Le Courrier du Vietnam contribue à promouvoir la langue française au Vietnam et  permet de garder un lien fort avec la Communauté francophone dans ce pays comme dans le monde.

La Délégation générale Wallonie-Bruxelles au Vietnam soutient cet éditorial francophone. Lors de chaque édition, elle apporte sa contribution financière et logistique au concours "Jeunes reporters francophones", organisé par cet hebdomadaire. Ce concours a pour but d’encourager les jeunes francophones à présenter le Vietnam dans toute sa diversité, tout en montrant la vitalité de la langue française.

La Délégation générale Wallonie-Bruxelles au Vietnam souhaite longue vie au Courrier du Vietnam, à l’occasion de son 25e anniversaire.                  


"Le Courrier du Vietnam est le début d’une belle relation"

Hervé Fayet, enseignant de français à l’Idecaf - Institut d'échanges culturels avec la France à Hô Chi Minh-Ville  

Hervé Fayet. Photo: Camy Fayet/CVN
Tous mes petits camarades expatriés pourraient le dire sans doute, vivre au Vietnam en 1993 c’était agréable, particulièrement à Hô Chi Minh-Ville, où certains quartiers étaient si paisibles qu’on pouvait entendre l’appel des vendeurs de pains et autres soupes dans les rues sans aucun problème. 

1993, année de naissance du Courrier du Vietnam, c’est aussi celle de l’abolition des permis de voyage qu’il nous fallait demander longtemps à l’avance pour pouvoir passer un week-end reposant à la plage. Les voyages indépendants étaient enfin possibles et on en était tous très heureux. D’ailleurs, pas mal de Français tentèrent alors l’aventure en ouvrant des agences de voyages et autres villégiatures. Mais laissez-moi évoquer d’autres souvenirs. 

Il y avait…

Il y avait déjà un hôtel cinq étoiles à Hô Chi Minh-Ville! Il s’appelait le "Saigon Floating Hôtel", une énorme péniche flottante avec des chambres d’hôtel, un buffet et une discothèque qui avait été transférée de la grande barrière de corail australienne en attendant de repartir dans d’autres ports de la région. À vrai dire, je ne sais pas du tout ce que cet établissement a pu devenir mais je n’avais jamais vu de ma vie un truc pareil auparavant. Il fallait que ça soit au Vietnam. 

Pas loin, les autres grands hôtels de la ville ne demandaient qu’à prospérer. Les Rex, Palace et Continental étaient aussi déjà des lieux attractifs (la terrasse du Rex après une journée de travail, le Palace avec ses excellents musiciens…).

J’ai le souvenir que ces endroits-là et beaucoup d’autres lieux étaient joliment éclairés de guirlandes lumineuses et décorés avec de belles collections de bonsaïs parfaitement entretenues.

Marcher à Hô Chi Minh-Ville était d’une grande simplicité à ce moment-là et les rues étaient beaucoup moins encombrées que de nos jours. On était moins pressés et moins agités aussi. On pouvait entendre le ronron des Honda Cubs et les nombreuses sollicitations des conducteurs de cyclos, moyen de transport très courant pour les habitants et les voyageurs.

Il y avait des bippers, ces drôles de petites machines que l’on portait à la ceinture, lointains ancêtres du téléphone portable. Il y avait des cassettes VHS et ses deux grosses bobines. Il y avait des Game Boy qui fonctionnaient à piles, les premiers boys bands (un de mes neveux triomphait dans l’un d’entre eux) ou encore le walkman…

Et puis il y avait Le Courrier du Vietnam que l’on pouvait trouver facilement aux abords des universités ainsi qu’à la Poste centrale. J’en ai souvent parlé dans ces colonnes, ce fut une réelle joie de le feuilleter dès 1993. 
 
Il n’y avait pas...

Vraiment, on était bien sans toutes les nouvelles technologies et les réseaux sociaux qui nous polluent l’existence aujourd’hui. Il n’y avait pas non plus toutes ces franchises qui détruisent les centres-villes du pays. Il n’y avait pas la journée continue! Je me souviens quasi parfaitement qu’en 1993, chaque jour, Hô Chi Minh-Ville s’arrêtait à 11h30 pour la pause-déjeuner et la sieste. Les employés, les enseignants rentraient chez eux tranquillement jusqu’au retour au travail en début d’après-midi. Il n’y avait pas de grosses coupures en ce temps-là. Je me souviens d’avoir eu les poches pleines de billets de 5.000 dôngs avant de découvrir le joli billet de 10.000 dôngs rouge. Personnellement, je le trouvais très beau et c’est vrai qu’il facilitait un peu plus notre quotidien.

Il n’y avait pas de karaoké extérieur et ça c’était vraiment, vraiment sympa. Je n’ai pas le souvenir non plus que le "1 - 2 - 3 Dzzzoooo" soit de rigueur  en 1993. Bref, on ne hurlait pas comme des… assoiffés... avant de trinquer avec ses amis.

Il n’y avait pas d’hôpitaux internationaux, ce n’était pas grave, on n’était jamais malade.        

Il n’y avait pas ou peu de magazines étrangers à lire mais il y avait Le Courrier du Vietnam et ce fut le début d’une belle relation…  

1993, quelle belle année! Une année charnière au Vietnam selon moi. Ce fut l’année de mon mariage, un moment de bonheur absolu, fêté comme il se doit…sur le fleuve de Saïgon! Ce fut l’année de la visite du président français François Mitterrand. Ce fut l’année où Marseille gagna la Ligue des champions de foot et où Le Courrier du Vietnam prit son envol sur le gigantesque marché de la presse francophone. Il est toujours là aujourd’hui, respectueuses félicitations.     

De gauche à droite: Hiroshi Ota, Dào Thi Thu Huong, Bùi Thi Thanh Hông et Nguyên Thi Tuyêt Vân.

"Sources idéales pour obtenir les dernières informations"

Hiroshi Ota, fidèle abonné au Courrier du Vietnam

Pour moi qui suis expatrié et étudiant de français, Le Courrier du Vietnam est une des sources idéales pour obtenir les toutes dernières informations sur les évolutions politiques, économiques, sociales et culturelles de ce pays.

En particulier, les articles des jeunes passionnés pour les activités sociales et culturelles me plaisent beaucoup. Très joyeux anniversaire au Courrier du Vietnam!


"Un document très utile pour améliorer l’apprentissage"

Dào Thi Thu Huong, directrice de Golden Group

Bonjour, Je m’appelle Huong Dào. Je suis une femme d’affaires et aussi étudiante de français à l’Idecaf de Hô Chi Minh-Ville. Ici, j’y ai découvert Le Courrier du Vietnam. C’est un document très utile pour améliorer mon apprentissage. Chaque jour, je consacre toujours une trentaine de minutes pour lire les articles qui m’intéressent. C’est vrai qu’on y trouve beaucoup d’informations allant de la politique à la société, l’économie à la culture et même la gastronomie. Je me passionne évidemment pour les pages "Économie". C’est ma passion. Du coup, je peux renforcer mon vocabulaire commercial. Je peux dire que je suis une lectrice fidèle de cet hebdo et en plus, j’encourage mon fils à lire aussi certaines pages avec moi. Il peut même faire les mots croisés dans les pages "Loisirs".


"Le Courrier du Vietnam est comme mon ami proche"

Nguyên Thi Tuyêt Vân, actionnaire majoritaire de l’Agence immobilière Bach Hop

J’ai eu la chance en 2017 d’étudier dans la classe d’Hervé Fayet. C’est lui qui m’a présenté le Courrier et j’y suis abonnée depuis ce temps-là. Je le voulais pour les raisons suivantes:

Premièrement, je peux y trouver toutes sortes d’informations, dont les situations économique et politique au Vietnam qui m’intéressent beaucoup. Et je suis très bien informée sur les relations du Vietnam avec les autres pays aussi. Toutes les infos sont présentées dans des articles cohérents et compréhensifs. Surtout, je peux mieux comprendre l’histoire vietnamienne et nos racines à travers les récits de Huu Ngoc. Il a fait un travail colossal et respectable que j’estime beaucoup.

Deuxièmement, il est incontestable que Le Courrier est très utile pour les étudiants francophones, qui veulent perfectionner l’oral et l’écrit. On peut enrichir son vocabulaire en le lisant régulièrement.

Troisièmement, grâce à ce magazine, les étrangers qui parlent la langue française et qui travaillent au Vietnam peuvent découvrir mon pays et mieux comprendre sa culture pour plus facilement s’intégrer. Le Courrier est comme mon ami proche, toujours dans mon cartable, ma mallette et il me raconte des événements importants, la situation intérieure du Vietnam et sa position dans le monde.

Je peux le dire sans détour: Le Courrier, je suis fière de toi!


"Je suis une lectrice fidèle depuis trois ans"

Bùi Thi Thanh Hông, fidèle abonnée au Courrier du Vietnam  

Le Courrier du Vietnam est un magazine de langue française qui m’intéresse beaucoup. Je suis une lectrice fidèle depuis trois ans. Ce magazine m’a donné des informations utiles en français. J’ai pu mettre à jour mes connaissances et enrichir mon lexique. D’autre part, je me renseigne sur les événements dans l’économie, la politique, la société et la culture. J’aime beaucoup aussi la rubrique gastronomie. J’ai appris beaucoup de recettes et je régale ainsi mes amies. Récemment, j’ai fait un gâteau au manioc et tout le monde était aux anges! Le Courrier du Vietnam est comme un pont entre le Vietnam et le monde (les amis de la communauté francophone ainsi que les amis étrangers). Bravo à toi cher Courrier


"Soutien du journal à notre antenne"

Nicolas Leymonerie.
Photo: NVCC/CVN
Nicolas Leymonerie, directeur du Centre francophone-Antenne de Dà Lat

Décidément ce sont les anniversaires en 5 cette année! Oui 5 ans, 45 ans, 125 ans pour la fondation de Dà Lat, 155 et 75 ans de la naissance et de la mort de Yersin.

Je m’explique. Cette année ce sont les 5 ans de la coopération stratégique et les 45 ans des relations diplomatiques entre la France et le Vietnam. Les autres anniversaires concernent Dà Lat et Yersin. Nous avons organisé les 75 ans de la mort de ce scientifique les 3 et 4 mars dernier avec la participation de l’ambassade de France; et le 23 septembre ce sera au tour de la province de faire un petit événement pour sa naissance. La dernière semaine de décembre nous fêterons les 125 ans de Dà Lat avec également une implication probable de l’ambassade de France.

Alors je me réjouis évidemment de fêter les 25 ans du Courrier du Vietnam

C’est dans le numéro 34 du Courrier du Vietnam d’août 2016 que l’on parla pour la première fois du Centre francophone antenne de Dà Lat dans la presse.

Toujours à la pointe de l’actualité, le titre de l’article annonçait alors: "La langue de Molière revit à Dà Lat". À l’époque, il était pourtant prématuré de l’affirmer. En effet, le Centre avait ouvert sa première classe quelques mois auparavant et la rentrée scolaire des classes bilingues s’annonçait difficile avec un risque de fermeture de la première classe du primaire.

Deux ans plus tard, nous pouvons constater la justesse de ce titre. Alors que la rentrée 2016 n’a vu qu’une vingtaine d’inscrits en classe de première, en 2017 l’effectif a atteint 67 élèves pour dépasser les 80 cette année. Cette classe nous sert de baromètre; mais en réalité c’est l’ensemble des classes du cursus bilingue francophone qui a vu ses effectifs augmenter par rapport aux années précédentes.

Autre signe encourageant, notre antenne est devenue le premier centre de passation du DELF de la province de Lâm Dông. Ce renouveau n’aurait pu se faire sans le soutien et les encouragements d’institutions, organisations, associations et partenaires, vietnamiens et francophones, dont Le Courrier du Vietnam.

J’oubliais, notre Maison de la Francophonie verra aussi le jour prochainement. Et il est certain que Le Courrier du Vietnam y trouvera sa pleine mesure.

Joyeux anniversaire à toute la rédaction!


"25 ans ou... bien plus?"

Gilles Gripari, gérant d’un studio de retouches photos à Hô Chi Minh-Ville


Le Courrier du Vietnam aurait 25 ans! Bon anniversaire... Mais je possède dans mes archives deux exemplaires d’un petit journal mensuel en papier et illustrations de qualité "guerre", de 32 pages, l’un de février et l’autre de décembre pour cette année exceptionnelle pour le Vietnam que fût 1975.

Il s’agit certainement de l’ancêtre de l’actuel "Courrier", il est édité à l’époque à Hanoï et reflète surtout les vues et opinions du gouvernement nord-vietnamien.

Surtout, l’exemplaire de février 1975 porte le numéro 33, ce qui laisse penser que cet ancêtre serait né en mai 1972... c’est à dire il y a 46 ans!

Je vous joins les scans de ces deux revues. Pour moi, un matériel historique très précieux qui fournit quantités d’informations.


"Un compagnon de 25 ans"
Bernard Kervyn, fondateur de Mékong Plus

Un compagnon de 25 ans! 25 ans que je vis au Vietnam, et 25 ans que nous avons mis sur pied notre ONG Mékong Plus. À plusieurs reprises vous nous avez accompagné, en diffusant des témoignages venant des villages, en recommandant toujours nos magasins Mekong Quilts, l’entreprise sociale qui propose des produits faits main, inspirés de la culture locale et qui donnent un travail valorisant aux villageoises. Cet accompagnement et soutien francophone est trop rare et fait bien plaisir.
 




"Un cadre professionnel que Le Courrier du Vietnam m’a enrichi"

Yann Dovergne, fidèle lecteur du Courrier du Vietnam

En arrivant au Vietnam, il me semblait évident de connaître mon nouvel environnement, comme je ne parle pas Vietnamien, j’ai immédiatement pris mon adhésion au Courrier du Vietnam.

Les articles de ce périodique m’ont permis de connaître l’organisation, les traditions, les mentalités et les évolutions de mon pays d’accueil, mais c’est surtout dans un cadre professionnel que le Courrier du Vietnam m’a enrichi; j’ai créé "VORETO" une société Vietnamienne qui propose la sécurité d'événements (manifestations sportives, concerts, rassemblements,...) et des formations à la sécurité (formations aux gestes de secours et à la sécurité incendie).

Je suis très friand des articles qui traitent de la sécurité, des évolutions médicales, de la circulation routière... Grâce à eux, j'ai pu orienter les activités de ma société en m’appuyant sur le savoir-faire des Vietnamiens, adapter mes formations au contexte local et définir les limites de mes missions.

Représentant de l'Union des français de l'étranger (UFE, association française apolitique), je ne manque pas de faire la promotion de ce journal qui devrait être, selon moi, le "livre de chevet" de tous les français expatriés.

Ce magazine, en plus d'être très agréable à lire, constitue aussi une base solide pour des Vietnamiens souhaitant parfaire leur apprentissage de la langue française.

Je souhaite un bon anniversaire au Courrier du Vietnam et lui souhaite une très longue vie.


Un petit poème de Le Gall Michel

Le Gall Michel, coordinateur pédagogique à l'Idecaf.

Courrier du Vietnam
Coursier du Vietnam
Deux roues en rotative
Un hochet tressé de capsules pour signaler le passage
Massage, massage?
Non, messages, reportages
Ici, une arthrite qu'on soulage sur le palier
Là, un corps d'article à coucher sur le papier
Une courbature qui s’étendait et qu'on résorbe
Une courte lecture qu'on attendait et qui absorbe
Magie du texte, du geste terre à terre, du journalier, du journaliste, du reporter
Fourmillement au creux du dos
Contentement les yeux mi-clos
Ici, on se redresse
On s'essuie
Là, on s'instruit
On referme le numéro
On replie la natte
S'éloignent les grelots
Ici et là, du doigté, de la belle adresse, de l'acuité.
 
                                              
 

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Espace francophone
Une journée au Musée des vestiges deguerre à Hô Chi Minh-Ville

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